Chapelle de la Trinité VI' s. environ,

île Saint-Honorat (Alpes-Maritimes)

C'est l'un des plus anciens monuments chrétiens de Provence. Entièrement voûtée, avec une coupole centrale posée sur  pendentif, la chapelle présente un plan en forme de trèfle. Située à la pointe orientale de l'île, dans un des plus riches et des plus sereins paysages de la Côte d'Azur, au milieu d'un bois de pins qui l'ombragent, c'est un véritable joyau de l'architecture des temps mérovingiens

 

Calice et patène d’or de Gourdon

(Cabinet des médailles, Bibliothèque nationale, Paris)

Dans l'état actuel des connaissances, le calice en or de Gourdon , qui date du début du VIe siècle est un des plus anciens calices français aujour-d'hui conservé. Il se compose d'une coupe profonde, muni de deux gran-des anses, reliée par un bourrelet à un pied tronconique.

 

 

C

C’est à deux cents mètres de la magnifique église romane de Gourdon, sur le versant qui regarde le Mont-Saint-Vincent, dans un champ dépendant de la ferme de Vigny, et à proximité d’un rocher isolé, qu’une bergère, Louise Forest, trouva en avril 1845, sous une tuile romaine gravée d’une croix, une cachette contenant de nombreuses monnaies et des objets en or.

Ce n’est pas une légende, c’est une histoire au-thentique, mille fois racontée, mais qu’il faut rappeler ici car elle est exemplaire. En grattant la terre avec le pied, Louise mit au jour une pièce brillante. La pièce présentée à plusieurs per-sonnes, puis donnée à une vieille fille du village, aurait été reprise par les parents de la bergère, puis vendue à un habitant de Mont-Saint-Vin-cent. Surprise par sa découverte, la jeune fille décida de revenir sur les lieux, avec une autre bergère. Au départ, ses recherches restèrent vaines. Mais Louise persista et dégagea une pierre carrée où des pierres disposées, recou-vraient la tuile. À 30 centimètres de profondeur, sous la tuile, les deux jeunes filles virent une plaque jaune. Craignant d’avoir violé la tombe d’un prêtre, les deux amies s’enfuirent. Elles alertèrent un de leurs maîtres, Étienne Darra, couché dans une pâture.
Selon le mémoire présenté à la Cour d’Appel, les deux jeunes filles auraient crié qu’elles avaient trouvé « la mère aux écus ». On peut supposer que ce propos fut tenu un peu plus tard car, à ce moment-là, elles n’avaient, semble-t-il, pu voir que le plateau et non les monnaies.

Ce trésor se compose (ou plutôt se composait car il a été dispersé) d’un petit calice (75 mm de haut), d’une patène rectangulaire (de 150 mm sur 130 mm) et de 104 pièces, le tout en or, le calice et la patène étant incrustés de pierres précieuses. Il semblerait que ces objets remontent au temps des Mérovingiens. Ils auraient été cachés, près de treize siècles avant leur découverte, par des moines voulant le mettre à l’abri des envahis-seurs. Cette jeune bergère (elle avait entre 11 et 13 ans au moment des faits) et le propriétaire du champ dans lequel elle faisait ce jour-là paître les moutons se partagèrent ce trésor. Tous deux ju-gèrent bon de se désaisir de leur part au meilleur prix. À l’issue d’un procès jugé le 11 juillet 1845 par le Tribunal Correctionnel de Chalon-sur-Saône, jugement confirmé en appel par la Cour de Dijon, le calice, le plateau et les 104 monnaies furent vendus le 20 juillet 1846 à Paris. L’État fit acquisition des magnifiques objets qui, depuis cette date, sont exposés, à une place d’honneur dans la vitrine du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale.

 

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