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Le siècle commence avec un foisonnement d’idées nouvelles.
Particulièrement s’établissent les idées rousseauistes exaltant une religion naturelle,
les écolos avant l’heure ! La nature s’exprime et le dieu des chrétiens ne suit plus.
La révolution culturelle française engendre des théories extra-bibliques. Tout être
humain est doué par la nature d’une conscience et y trouve tout ce qu’il faut pour
se bien conduire, pour faire le bien et éviter le mal.
Ouille Ouille Ouille disait Jean Pierre Marielle dans la valise ...
Aucun besoin de moralistes ou de spécialistes pour reconnaître le bien ou le mal
qu’il connaît naturellement et spontanément dans le secret de sa conscience.
À Bruxelles, on dit plus simplement : le peïe qui a inventé cela n’a jamais circulé
rue des radis.

Donc des « philosophes » inventent que le sentiment, le cœur sont de meilleurs guides
que la raison. La raison nous égare dans ses distinctions, nous dessèche le cœur.
Ils exaltent l’homme naturel par opposition à l’homme dit civilisé, qui s’est éloigné
de la nature et qui croupit sous les artifices et les mensonges de la société.
Ils créent le mythe du « bon sauvage », près de la nature, pas encore corrompu.
« L’homme tel qu’il a été fait et non l’homme tel qu’il s’est fait »
On inverse ainsi la conception chrétienne du péché d’origine et du paradis terrestre.
La civilisation est le nouveau péché originel et la source du mal, l’origine du
vice, de tous les artifices et des faux besoins.
« L’homme est né bon c’est la société qui le corrompt »


JJ Rousseau

Les peintures de Watteau vont faire le bonheur des esthètes. Plus spécialement, on retiendra l’embarquement pour Cythère ou l’enseigne de Gersaint
Armoire dite de Cressent
Vers 1725-1730
Musée des arts décoratifs, Paris.
Cette grande armoire attribuée à Charles Cressent est tout à fait exceptionnelle; on y reconnaît le style de Cressent, l’ébéniste du Régent, qui domina l’époque par la qualité de ses créations et son esprit inventif. C’est lui qui dessina les bronzes finement ciselés limitant les panneaux; quant aux enfants, symboles de la Géographie et du Commerce, ils reviennent souvent dans l’oeuvre de Cressent.
Tabatière de Louis Le Fort, Daniel Govaers
1727, Musée du Louvre, Paris.
Splendeur du décor, rareté de la forme, tout concourt à faire de ce merveilleux objet en or un chef-d’oeuvre de l’orfèvrerie parisienne du XVIIIe siècle.
Offert au Louvre par le grand collectionneur Paul Getty, il fut donné, en 1727, par Louis XV, alors âgé de 17 ans, à Louis Le Fort, syndic de Genève. Sur le couvercle, un soleil d’or darde ses rayons de diamants et d’émeraudes. Le devant de la boîte, en or de trois tons, et le fermoir sont également enrichis de diamants.
À l’opposé : « La Nature brute est hideuse et navrante; c’est moi, moi seul qui peut la rendre agréable et vivante; desséchons les marais, animons ces eaux mortes… mettons le feu à ces vieilles forêts..; une Nature nouvelle va sortir de nos mains. »
Buffon (1707-1788)