Oratoire de Pont-en-Gler
Plougasnou (Finistère).
Cet oratoire, d'une rudesse toute paysanne, est un reposoir pour les processions; il'possède un large toit de pierre soutenu par des cariatides dont la présence dans les sanctuaires bretons est un sujet d'études très complexe. Sa silhouette s'inscrit admirablement dans Je paysage d'une
farouche grandeur.
Calvaire de Plougastel.
Equilibré et harmonieux, tel est ce monde de statues figées dans une froide rectitude, où la ligne droite domine, s'opposant ainsi au grouillement du calvaire de Guimi1iau.
Les thèmes traditionnels, Nativité, Adoration des Mages, Portement de Croix... sont traités avec un expresionnisme plein de liberté mais où transparaît une réelle ferveur.
C’est l'un des chefs-d'œuvre de l'art populaire des calvaires bretons; il comprend plus de cent-cinquante personnages.
Maison des Têtes
Colmar (Haut-Rhin).
Cette magnifique demeure Renais-sance doit son nom aux nombreuses têtes sculptées qui figurent parmi les ornements de sa façade. Elle possède un élégant pignon à volute et une loggia vitrée à deux étages.
Autres images chez Colmaretmoi




Cet admirable chef-d’oeuvre, véritable retable monumental, déploie sous une ample niche décoréeet sculptée, la succession traditionnelle des fi- gures douloureuses de l’ensevelissement du Christ. Autour du cadavre,
sept personnages grandeur nature, sculptés en plein relief et peints, sont
groupés dans des attitudes saisissant es de vérité. Aux deux extrémités,
Joseph d’Arimathie avec son lourd collier d’or et sa bourse, et Nicodème
en pèlerin. Au centre, soutenue par les deux Marie, la Vierge est à demi-
pâmée dans une pose d’une noblesse émouvante; Madeleine, les yeux mi-
clos, serre dans ses mains une urne de parfum. Au-dessus, dans une voussure, des anges dominent la scène. Sur l’entablement, trois niches abritent trois groupes sculptés surmontés par la Résurrection du Christ.
Cette chapelle fut décorée vers 1625 aux frais du chanoine Gaillard
Roux, en expiation des torts qu’il aurait causés à son évêque François
d’Estaing.
Petit cloître Renaissance
Musée des Augustins, Toulouse
(Haute-Garonne).
Construit en brique rose, ce lieu de silence et de rêverie fut conçu sur le
modèle des «patios» espagnols; les moines Augustins y accueillaient leurs
visiteurs. Si les décorations du religieux Ambroise Fredeau ont malheu-reusement disparu, de récentes restaurations ont tenté, en supprimant les fâcheuses innovations décoratives du siècle dernier, de redonner à l’en-semble son aspect original. Au centre une fontaine surmontée d’une statue de Diane fait chanter l’eau dans sa vasque, en ce havre privilégié.


Le Prisonnier,
Georges de La Tour
Vers 1630, Musée d’Epinal (Vosges).
La stylisation qu’impose à La Tour l’audacieuse utilisation de l’éclairage artificiel, donne lieu à des déformations géométriques dont cette toile, intitulée également «Job et sa femme», est l’exemple frappant.
Il est curieux d’en comparer l’esprit caravagesque avec le classicisme familier et grave du «Nouveau-né». Les contrastes colorés entre les ombres et les lumières sont soulignés par des incandescences particulièrement saisissantes.