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L’ÉMIR
D’AFGHANISTAN
Il y a un proverbe, en Orient, qui dit : Quiconque veut tenir fortement les Indes sous sa domination doit d’abord se rendre maître de l’Afghanistan. Ce proverbe, que les Anglais comprennent parfaitement, suffirait en quelque sorte à nous expliquer le conflit anglo-afghan.
Un incident d’une grande gravité vient de mettre à l’ordre du jour cette question qui sommeillait, et cela certainement trop tôt au gré du gouvernement britannique. Nous allons raconter en quelques lignes les causes du différend qui est survenu entre le gouvernement britannique et celui de l’émir de Caboul : pour cela, il est nécessaire de remonter à l’année 1871.
à cette époque eut lieu un arbitrage, à la suite duquel les idées du commissaire anglais prévalurent : une grande partie du territoire dont la possession était disputée par l’émir de Cabou1 et le shah de Perse fut attribuée à ce dernier. Depuis ce moment jusqu’à l’année 1876, les relations de l’émir Sheere Ali avec les autorités anglaises furent peu amicales, et cette froideur se termina par une complète interruption des relations diplomatiques.
Le gouvernement de la reine conserva dès lors une attitude de fière neutralité, abandonnant ainsi l’Afghanistan à lui-même. Mais tout récemment, la Russie envoyait à l’émir de Caboul une mission qui fut très bien reçue. Elle était conduite par le général Stoletoff, bien connu de l’armée russe par son caractère aventureux.
Carte établie par l'état-major des armées russes en 1878.
Cette
réception amicale
engagea, paraît-il, les Anglais à envoyer également une mission sous la
direction
de sir Neville Chamberlain. Sous des apparences amicales, cette mission
n’avait
d’autre but, en réalité, que de déjouer les menées russes. Sir Neville
Chamberlain, auquel le gouvernement anglo-indien avait donné une
imposante
escorte, s’était arrêté à Pechawer, sur la frontière indienne, pour y
attendre
la réponse de l’émir Sheere Ali à la lettre du vice-roi, qu’un courrier
de
cabinet lui avait remise le 10 septembre.
L’émir d’Afghanistan, sans rien laisser percer de ses intentions,
s’était
engagé vis-à-vis de l’envoyé du vice-roi à transmettre promptement une
réponse
par un messager spécial. L’officier porteur de la réponse de l’émir
étant
arrivé à Àlly-Musdschid, le général Chamberlain quitta Pechawer pour
traverser la
frontière. La partie principale de la mission s’avança jusqu’à Tamrod,
point
terminus du territoire anglais.
Le major Cavagnari, commandant de l’escorte, prit les devants et se rendit sur le territoire afghan, accompagné de Khaïbherins montagnards habitués à percevoir un tribut sur les voyageurs traversant les défilés de Khaïber, et qui s’étaient engagés, semble-t-il, à laisser passer la mission à condition de la conduire eux-mêmes.
C’est à Àlly-Musdschid que le major Cavagnari a rencontré l’officier envoyé de Caboul au-devant de la mission. Celui-ci a catégoriquement refusé aux Anglais l’autorisation d’avancer. Il a menacé de résister, et a placé des hommes sur les hauteurs avoisinantes qui commandent la route pour défendre le passage.
L’entrevue entre le chef afghan et le major Cavagnari a duré trois heures, et, bien que ce dernier ait prévenu son interlocuteur que l’émir serait considéré comme responsable de sa conduite, il s’est montré parfaitement déterminé à s’opposer de vive force au passage de la mission.
« On n’a pas le moindre doute que cet officier n’ait agi d’après les ordres précis de l’émir. » rapporte un journaliste du Times de Londres.
La mission a été rappelée par un télégramme du vice-roi et est retournée à Pechawer, où elle a été dissoute.
On dit qu’aucune action agressive ne sera tentée avant, le printemps. Toutefois, des ordres ont été donnés pour la concentration immédiate de troupes sur le frontière de l’Afghanistan, afin de commencer rapidement les opérations, dans le cas où elles deviendraient nécessaires.
à Londres, cet incident a produit une vive émotion, et tous les journaux conseillent une action prompte et vigoureuse.
Ce courrier de Ch. Murato du 12 octobre 1878 montre à souhait que les Européens sont d’abominables mêle-tout qui ne peuvent s’empêcher de vouloir régenter toutes choses au monde. Bien évidemment cela va leur retomber sur la cafetière, ils vont clapoter du couvercle et l’Europe va y perdre jusqu’à sa chemise, voilà qui me chagrine un peu.
Continuons donc à voir ce qui se passa pour tenter de comprendre ce qui va se passer.
Resituons
le territoire habité par les Afghans : Je l’ai
écrit ci-dessus, il s’étend entre la Perse et l’Hindoustan. Il est
borné au
nord par la grande Boukharie, dont il est séparé par la chaîne de
montagnes
nommée Hindou-Kouch et par la chaîne Solemani Ko qui forme le bassin
occidental
de l’Indus, à l’ouest donc, est la Perse et au sud le Béloutchistan.
Caboul
est la capitale d’une région habitée depuis la plus haute
antiquité, les anciens Perses la nommait Ortospana de caboura, certains
ici
disent que c’était déjà ainsi il y a six mille ans.
La ville du XIXème siècle a été bâtie par
Mahmoud et c’était, avant le passage des Anglais en 1842 une assez
belle ville.
En
1878, la cité présente un aspect tristounet, elle est habitée
par environ 60.000 personnes qui se bousculent dans des ruelles
étroites et mal
pavées.
Les
maisons sont la plupart du temps de boue séchée et les
mosquées assez laides, les bazars n’ont rien d’attirant.
Sur
la colline du nord-est, s’élève le Bala-Hissar qui est à la
fois citadelle et palais du souverain.
Les
Anglais ont occupé de 1839 à 1840 le pourtour de
cette colline
qu’ils ont entourée de fortins.
Au
sud-ouest. se trouvait le château de Mahommed Naïb Shurreef; à
l’est était un canal large et infranchissable, ainsi que plusieurs
forts. A peu
de distance, au nord, le petit village de Be-Maroo, près d’une longue
chaîne de
collines du même nom.
Entre
la vallée de Caboul et celle de Péchawer (Il s'agit d'une
des villes les plus anciennes du pays, elle a été pendant des siècles
un centre
de commerce entre le sous-continent indien, l'Afghanistan et l'Asie
centrale. En
2010 on orthographie le nom en Peshawar), il y a plusieurs défilés, et
on les
réunit en général sous la dénomination de passes de Khvber. Le plus
difficile a
forcer est et celui de Kourd-Caboul, entre Caboul et Djellalabad. C’est
là
qu’une brigade de l’armée anglo-indienne fut détruite jusqu’au dernier
homme,
pendant la funeste retraite de 1 842.
La passe de Khyber proprement dit ou défilé de Khaïber (ourdou : درۂ خیبر ; persan : تنگه خیبر), qui est regardé comme la clef de l’Afghanistan, est un long passage de 58 kilomètres sinuant entre les monts Safed Koh Kachmund à 1070 mètres au-dessus du niveau de la mer, et à 700 mètres au-dessus de Péchawer. Elle résulte d’une déchirure produite dans une formation schisteuse et présente de chaque côté une muraille verticale, dont la hauteur varie de 150 à 200 mètres, et dans quelques endroits de 300 à 365. La passe est en 2010 sous contrôle pakistanais sur la plus grande partie de sa longueur. Elle comporte une « vraie » route depuis 1879 et une ligne de chemin de fer, achevée en 1925 à l'époque du Raj britannique. Celle-ci compte pas moins de 34 tunnels et 92 ponts, construits au prix astronomique de plus de 2 millions de livres sterlings. Au fond coule un ruisseau que les pluies transforment subitement en torrent, et alors sa violence est telle, qu’il entraîne tout ce qui se trouve dans le défilé.
Au
milieu du XIXème siècle, c’est aux environs du fort d’Ali-Musdjid
que la passe de Khyber est la plus étroite. Elle n’a plus, à certains
endroits,
qu’une largeur de treize mètres. On sait que sir Neville Chamberlain
avait demandé
au commandant d’Ali-Musdjid de garantir la sécurité de l’escorte
jusqu’à Duka.
On
donne le nom de Khaïbérie à toutes les peuplades montagnardes
voisines des défilés. Ces hommes nous apparaissent dans les
descriptions
anglaises comme des sauvages de la pire espèce, et ce n’est pas sans
une vague
terreur qu’on en parle dans l’Inde.
Les
rois d’Afghanistan, de la dynastie des Dourani, payaient aux
chefs des tribus khaïbériennes 130,000 roupies par an pour pouvoir
parcourir la
route de Kaboul à Peshawar. C’était l’époque où Péchawer faisait encore
partie
de l’Afghanistan, et, comme il fallait absolument assurer les
communications
entre ces deux villes, on subventionnait largement les gardiens
naturels des
passes. Plus tard Péchawer fut conquis par la confédération des Sikhs.
Dost-Mohammed, le père de l’émir dirigeant le pays en 1878, ne perdit
jamais
l’espérance de reprendre Péchawer, et Sheere-Ali lui-même a, dit-on,
toujours
caressé ce rêve après la perte définitive de Peshawar, les relations de
cette
ville avec Kaboul devinrent moins actives.
La
subvention fut donc réduite par Dost Mohammed à 20000 roupies et
Sheere Ali l’a complètement supprimée, alléguant qu’il n’y avait plus à
aller
en Inde du moment que les Anglais y étaient.
Le
beau temps des habitants des montagnes, bandits de grand chemin
pour les uns, fourbes traîtres pour les autres, musulmans croyants pour
d’autres
encore, simple habitants de la région, de fait , était donc celui où
l’émir de
Kaboul régnait jusqu’à l’autre côté de la passe, il est donc évident
qu’ils
seront à ceux qui sauront les acheter. Au XXIème siècle, les Américains
et l’Otan
s’y emploient avec assez peu de succès, il faut oser le dire.
Un dimanche dans l’Afghanistan
Pendant les dernières campagnes de l’Afghanistan, les troupes anglaises négligeaient rarement d’assister au service divin, que les chapelains militaires célébraient le dimanche matin, aussi ponctuellement que dans les casernes de villes indiennes.
Le croquis que nous reproduisons montre l’office du dimanche, dans la vallée de Kuram, auquel assistaient deux régiments d’infanterie ainsi que les artilleurs d’une batterie.
Le chapelain, debout, sur un petit tertre, an pied d’un arbre, avait un tambour pour pupitre.
Tous ces soldats, eu uniformes rouges ou bleus, groupés, pleins de recueillement, en face du ministre de Dieu, sous la verdure d’une forêt de pins, au lieu des voûtes d’une cathédrale : c’était là une scène à la fois pittoresque et émouvante dont l’artiste a su très heureusement traduire le caractère.
R. Bryon (le croquis est indisponible pour le moment)
On peut cependant voir l'armée anglaise devant Kaboul (écrit alors Caboul) en 1882 en cliquant ici.
On peut tenter de comprendre - si tant est-il qu'il y a à comprendre en regardant l'exécution d'un terroriste ici : Pendu haut et très court.
Donc, depuis 1995, les armées américaines sont emberlificotées dans une pseudo-guerre contre les talibans, expression gentille qui désigne des mabouls qui passent leur temps à mitrailler les gens - et personne de se poser la question : comment achètent-ils armes et munitions ? Comment et à qui ?
Qui les Etats-Unis combattent-ils ? Des extraterrestres ? Ralph
Peters en est persuadé. Ce polémiste, lieutenant-colonel américain à la
retraite, redoute que les talibans ne soient des sauvages « préférant
leurs modes de vie rudimentaires et leurs cultes impitoyables » débarqués
d’une autre planète. Le combat contre eux se résumerait à une « collision
frontale entre civilisations de différentes galaxies ».
Peters n’entonne pas les trompettes de la victoire. Pour lui, les soldats américains sont, aux États-Unis, à la merci de médias hostiles, de dirigeants ignorants et d’une population bercée par l’opulence et le libéralisme. Il réactualise ainsi Rudyard Kipling, cet écrivain britannique qui avait averti l’Angleterre victorienne que ses armées seraient submergées par des hordes et que l’Afghanistan était une terre où les empires venaient mourir.

| Mais bon sang, c'est bien sûr ... mais que veut-on faire là-bas ? Royal et Hollande contre l'envoi de renforts en Afghanistan [2008-03-27 10:18] PARIS (Reuters) - François Hollande et Ségolène Royal se sont prononcés jeudi contre l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan dans le contexte actuel. Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a réclamé mercredi, sans succès, un débat parlementaire sur la question de l'envoi de renforts militaires français en Afghanistan envisagé par Nicolas Sarkozy. "Je considère que toute présence supplémentaire de forces françaises en Afghanistan est une erreur", a déclaré François Hollande jeudi sur LCI. Pour le Premier secrétaire du PS, "au-delà de la méthode, toujours la même, où on annonce en Angleterre ce qui devrait être annoncé en France", l'envoi de nouvelles troupes serait une erreur "tant que l'on ne connait pas les objectifs de cette présence en Afghanistan, tant que l'on n'a pas un calendrier, un rythme, une mission pour ces forces-là." Sur RTL, Ségolène Royal s'est déclarée "choquée" que le chef de l'Etat ait fait cette annonce devant les parlementaires britanniques. "Ce qui m'a surpris, peut-être choquée, c'est que Nicolas Sarkozy ait parlé de l'engagement de la France en Afghanistan devant les parlementaires britanniques alors qu'il n'y a pas eu le moindre débat devant les parlementaires français", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle. Elle a souligné qu'elle n'était pas favorable au renforcement de la présence française en Afghanistan "dans le contexte actuel où l'on ne connaît ni les risques d'enlisement ni les garanties qui sont prises pour protéger nos soldats." En visite d'Etat à Londres, le président de la République a annoncé l'envoi prochain, sous conditions, de soldats français supplémentaires en Afghanistan, sans confirmer le chiffre de 1.000 hommes avancé par le journal britannique The Times. Il dévoilera ses intentions dans le détail à ses partenaires de l'Alliance atlantique lors du sommet de l'Otan qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest. La France compte déjà près de 2.000 hommes en Afghanistan. Gérard Bon | [Philippe Randa - 22/08/2008] Ces combattants-là sont appelés terroristes parce que faute de posséder d’aviation pour viser de haut et bombarder sans trop de crainte leurs ennemis, ils utilisent aussi des explosifs comme les salauds de pauvres qu’ils sont ! Non, ces gens-là, décidément, ne sont pas des gentlemen. Si c’était le cas, d’ailleurs, TF1 le proclamerait, Ben Laden serait invité chez Michel Drucker, Marguerite Duras recevrait le mollah Omar… Outre les explosifs, ils ont aussi des fusils. Souvent, leurs balles partent dans tous les sens, criblent les façades des immeubles, se perdent dans les airs ou les carrosseries des automobiles, mais elles leur arrivent quand même de faire mouche. Ce n’est pas la faute à pas de chance, c’est la guerre… Et une guerre qui nous touche plus particulièrement si ce sont des poitrines bleu-blanc-rouge qui les stoppent. La France vient de découvrir, semble-t-il avec stupéfaction, qu’on meurt à la guerre. Pas comme au cinéma où les acteurs ressuscitent pour le film suivant. Non, en Afghanistan comme en Irak, on y meurt pour de bon… ou l’on en revient parfois estropié à vie. Ce n’est pas du jeu, n’est-ce pas ?… Depuis l’annonce de la mort au feu de dix soldats français, on n’en finit d’ailleurs pas de crier à l’horreur et à la triche. Quelle horreur ? Que des soldats de carrière aient payés de leur vie leur engagement dans un conflit armé ? Comme l’a fort opportunément rappelé un de leurs officiers, c’est précisément parce qu’il y avait danger de mort que se justifie la présence de soldats. Sinon, les diplomates suffisent. Quelle tricherie ? De rappeler à la société française que la présence de ses soldats – auxquels elle est subitement si attachée lorsque son gouvernement veut réduire ou redéployer les unités militaires si belles à défiler les 14 juillet et si utiles aux supérettes locales – se justifie tout de même aussi, tout de même d’abord, dans la défense des Français… et que lorsque ces soldats signent leur engagement, ce n’est pas uniquement pour comptabiliser leurs points de retraite, mais pour accepter, le cas échéant, le sacrifice de leur vie pour la tranquillité de la nôtre. On peut douter de la légitimité de la présence française en Afghanistan, considérer que nos soldats sont exposés pour des intérêts étrangers, rappeler que Nicolas Sarkozy a renié son engagement de candidat de retirer nos forces armées de ce bourbier, demander qu’il le fasse désormais et au plus vite au nom du simple bon sens, voire du respect de la souveraineté d’un pays étranger… ou plus simplement, par cynisme, parce que les guerres en Afghanistan se ressemblent toutes, que ce soient pour l’Angleterre qui a envahi trois fois le pays sans réussir à dompter son peuple, l’URSS qui s’y cassa les dents… et les États-Unis d’Amérique qui ne savent plus désormais comment se retirer de cet enfer. Que va faire la France dans cette galère ? C’est le droit de tout à chacun de
s’interroger. Mais filmer avec complaisance des veuves éplorées en train
d’accuser Nicolas Sarkozy de meurtre est faire honte non seulement au mari mort
en mission, mais à tous ses camarades engagés en Afghanistan et qui risquent eux
aussi, à chaque instant, de croiser la camarde. |

L' AfghanistanL'Afghanistan
moderne fut fondé par les
Patchous, appelés aussi Afghans. Stan signifie simplement
"pays, région, contrée" en langue perse. Ce
vocable termine nombre de "lieux" de cette région du monde.
L'Afghanistan actuel est une république islamique
indépendante depuis 1919, avant quoi il était
colonie de la couronne britannique.
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http://www.patraymond.ca/blog/
Idée de scénario pour un court metrage de Xian
Nous sommes parti 20000 revenus 20 les autres on les a tués
les moustiques les talibans la balle le culot de la balle
Oui fabriquée à la Fabrique Nationale de Liège
La FN, les monstres belges …
