L'Univers illustré


On va constater ci-après que ce pays n'est pas en guerre à cause d'un président républicain  ou d'un Américain quelconque mais bien du fait d'Européens toujours avides de convaincre les "pauvres peuples" qu'il faut travailler et vivre à l'européenne... et qui se font berner à tous les tournants de l'histoire par le brave cow-boy de service.












L’ÉMIR D’AFGHANISTAN

Il y a un proverbe, en Orient, qui dit : Quiconque veut tenir fortement les Indes sous sa domination doit d’abord se rendre maître de l’Afghanistan. Ce proverbe, que les Anglais comprennent parfaitement, suffirait en quelque sorte à nous expliquer le conflit anglo-afghan.

Un incident d’une grande gravité vient de mettre à l’ordre du jour cette question qui sommeillait, et cela certainement trop tôt au gré du gouvernement britannique. Nous allons raconter en quelques lignes les causes du différend qui est survenu entre le gouvernement britannique et celui de l’émir de Caboul : pour cela, il est nécessaire de remonter à l’année 1871.

à cette époque eut lieu un arbitrage, à la suite duquel les idées du commissaire anglais prévalurent : une grande partie du territoire dont la possession était disputée par l’émir de Cabou1 et le shah de Perse fut attribuée à ce dernier. Depuis ce moment jusqu’à l’année 1876, les relations de l’émir Sheere Ali avec les autorités anglaises furent peu amicales, et cette froideur se termina par une complète interruption des relations diplomatiques.

Le gouvernement de la reine conserva dès lors une attitude de fière neutralité, abandonnant ainsi l’Afghanistan à lui-même. Mais tout récemment, la Russie envoyait à l’émir de Caboul une mission qui fut très bien reçue. Elle était conduite par le général Stoletoff, bien connu de l’armée russe par son caractère aventureux.

Carte établie par l'état-major des armées russes en 1878.

Cette réception amicale engagea, paraît-il, les Anglais à envoyer également une mission sous la direction de sir Neville Chamberlain. Sous des apparences amicales, cette mission n’avait d’autre but, en réalité, que de déjouer les menées russes. Sir Neville Chamberlain, auquel le gouvernement anglo-indien avait donné une imposante escorte, s’était arrêté à Pechawer, sur la frontière indienne, pour y attendre la réponse de l’émir Sheere Ali à la lettre du vice-roi, qu’un courrier de cabinet lui avait remise le 10 septembre.
L’émir d’Afghanistan, sans rien laisser percer de ses intentions, s’était engagé vis-à-vis de l’envoyé du vice-roi à transmettre promptement une réponse par un messager spécial. L’officier porteur de la réponse de l’émir étant arrivé à Àlly-Musdschid, le général Chamberlain quitta Pechawer pour traverser la frontière. La partie principale de la mission s’avança jusqu’à Tamrod, point terminus du territoire anglais.

Le major Cavagnari, commandant de l’escorte, prit les devants et se rendit sur le territoire afghan, accompagné de Khaïbherins montagnards habitués à percevoir un tribut sur les voyageurs traversant les défilés de Khaïber, et qui s’étaient engagés, semble-t-il, à laisser passer la mission à condition de la conduire eux-mêmes.

C’est à Àlly-Musdschid que le major Cavagnari a rencontré l’officier envoyé de Caboul au-devant de la mission. Celui-ci a catégoriquement refusé aux Anglais l’autorisation d’avancer. Il a menacé de résister, et a placé des hommes sur les hauteurs avoisinantes qui commandent la route pour défendre le passage.

L’entrevue entre le chef afghan et le major Cavagnari a duré trois heures, et, bien que ce dernier ait prévenu son interlocuteur que l’émir serait considéré comme responsable de sa conduite, il s’est montré parfaitement déterminé à s’opposer de vive force au passage de la mission.

 « On n’a pas le moindre doute que cet officier n’ait agi d’après les ordres précis de l’émir. »  rapporte un journaliste du Times de Londres.

La mission a été rappelée par un télégramme du vice-roi et est retournée à Pechawer, où elle a été dissoute.

On dit qu’aucune action agressive ne sera tentée avant, le printemps. Toutefois, des ordres ont été donnés pour la concentration immédiate de troupes sur le frontière de l’Afghanistan, afin de commencer rapidement les opérations, dans le cas où elles deviendraient nécessaires.

à Londres, cet incident a produit une vive émotion, et tous les journaux conseillent une action prompte et vigoureuse.

 

Ce courrier de Ch. Murato du 12 octobre 1878 montre à souhait que les Européens sont d’abominables mêle-tout qui ne peuvent s’empêcher de vouloir régenter toutes choses au monde. Bien évidemment cela va leur retomber sur la cafetière, ils vont clapoter du couvercle et l’Europe va y perdre jusqu’à sa chemise, voilà qui me chagrine un peu.

Continuons donc à voir ce qui se passa pour tenter de comprendre ce qui va se passer.

Resituons le territoire habité par les Afghans : Je l’ai écrit ci-dessus, il s’étend entre la Perse et l’Hindoustan. Il est borné au nord par la grande Boukharie, dont il est séparé par la chaîne de montagnes nommée Hindou-Kouch et par la chaîne Solemani Ko qui forme le bassin occidental de l’Indus, à l’ouest donc, est la Perse et au sud le Béloutchistan.

Caboul est la capitale d’une région habitée depuis la plus haute antiquité, les anciens Perses la nommait Ortospana de caboura, certains ici disent que c’était déjà ainsi il y a six mille ans.  La ville du XIXème siècle a été bâtie par Mahmoud et c’était, avant le passage des Anglais en 1842 une assez belle ville.

En 1878, la cité présente un aspect tristounet, elle est habitée par environ 60.000 personnes qui se bousculent dans des ruelles étroites et mal pavées.

Les maisons sont la plupart du temps de boue séchée et les mosquées assez laides, les bazars n’ont rien d’attirant.

Sur la colline du nord-est, s’élève le Bala-Hissar qui est à la fois citadelle et palais du souverain.

Les Anglais ont occupé de 1839 à 1840 le pourtour de cette colline qu’ils ont entourée de fortins.

Au sud-ouest. se trouvait le château de Mahommed Naïb Shurreef; à l’est était un canal large et infranchissable, ainsi que plusieurs forts. A peu de distance, au nord, le petit village de Be-Maroo, près d’une longue chaîne de collines du même nom.

Entre la vallée de Caboul et celle de Péchawer (Il s'agit d'une des villes les plus anciennes du pays, elle a été pendant des siècles un centre de commerce entre le sous-continent indien, l'Afghanistan et l'Asie centrale. En 2010 on orthographie le nom en Peshawar), il y a plusieurs défilés, et on les réunit en général sous la dénomination de passes de Khvber. Le plus difficile a forcer est et celui de Kourd-Caboul, entre Caboul et Djellalabad. C’est là qu’une brigade de l’armée anglo-indienne fut détruite jusqu’au dernier homme, pendant la funeste retraite de 1 842.

La passe de Khyber proprement dit ou défilé de Khaïber (ourdou : درۂ خیبر ; persan : تنگه خیبر), qui est regardé comme la clef de l’Afghanistan, est un long passage de 58 kilomètres sinuant entre les monts Safed Koh Kachmund à 1070 mètres au-dessus du niveau de la mer, et à 700 mètres au-dessus de Péchawer. Elle résulte d’une déchirure produite dans une formation schisteuse et présente de chaque côté une muraille verticale, dont la hauteur varie de 150 à 200 mètres, et dans quelques endroits de 300 à 365. La passe est en 2010 sous contrôle pakistanais sur la plus grande partie de sa longueur. Elle comporte une « vraie » route depuis 1879 et une ligne de chemin de fer, achevée en 1925 à l'époque du Raj britannique. Celle-ci compte pas moins de 34 tunnels et 92 ponts, construits au prix astronomique de plus de 2 millions de livres sterlings. Au fond coule un ruisseau que les pluies transforment subitement en torrent, et alors sa violence est telle, qu’il entraîne tout ce qui se trouve dans le défilé.

Au milieu du XIXème siècle, c’est aux environs du fort d’Ali-Musdjid que la passe de Khyber est la plus étroite. Elle n’a plus, à certains endroits, qu’une largeur de treize mètres. On sait que sir Neville Chamberlain avait demandé au commandant d’Ali-Musdjid de garantir la sécurité de l’escorte jusqu’à Duka.

On donne le nom de Khaïbérie à toutes les peuplades montagnardes voisines des défilés. Ces hommes nous apparaissent dans les descriptions anglaises comme des sauvages de la pire espèce, et ce n’est pas sans une vague terreur qu’on en parle dans l’Inde.

L'émir  Les rois d’Afghanistan, de la dynastie des Dourani, payaient aux chefs des tribus khaïbériennes 130,000 roupies par an pour pouvoir parcourir la route de Kaboul à Peshawar. C’était l’époque où Péchawer faisait encore partie de l’Afghanistan, et, comme il fallait absolument assurer les communications entre ces deux villes, on subventionnait largement les gardiens naturels des passes. Plus tard Péchawer fut conquis par la confédération des Sikhs. Dost-Mohammed, le père de l’émir dirigeant le pays en 1878, ne perdit jamais l’espérance de reprendre Péchawer, et Sheere-Ali lui-même a, dit-on, toujours caressé ce rêve après la perte définitive de Peshawar, les relations de cette ville avec Kaboul devinrent moins actives.

La subvention fut donc réduite par Dost Mohammed à 20000 roupies et Sheere Ali l’a complètement supprimée, alléguant qu’il n’y avait plus à aller en Inde du moment que les Anglais y étaient.

talibans1878

Le beau temps des habitants des montagnes, bandits de grand chemin pour les uns, fourbes traîtres pour les autres, musulmans croyants pour d’autres encore, simple habitants de la région, de fait , était donc celui où l’émir de Kaboul régnait jusqu’à l’autre côté de la passe, il est donc évident qu’ils seront à ceux qui sauront les acheter. Au XXIème siècle, les Américains et l’Otan s’y emploient avec assez peu de succès, il faut oser le dire.


La suite du texte ci-dessus sera intégrée au site de l'Univers illustré dans quelques jours


Note du 12 février 1881 :

Un dimanche dans l’Afghanistan

 

Pendant les dernières campagnes de l’Afghanistan, les troupes anglaises négligeaient rarement d’assister au service divin, que les chapelains militaires célébraient le dimanche matin, aussi ponctuellement que dans les casernes de villes indiennes.

 

Le croquis que nous reproduisons montre l’office du dimanche, dans la vallée de Kuram, auquel assistaient deux régiments d’infanterie ainsi que les artilleurs d’une batterie.

Le chapelain, debout, sur un petit tertre, an pied d’un arbre, avait un tambour pour pupitre.

Tous ces soldats, eu uniformes rouges ou bleus, groupés, pleins de recueillement, en face du ministre de Dieu, sous la verdure d’une forêt de pins, au lieu des voûtes d’une cathédrale : c’était là une scène à la fois pittoresque et émouvante dont l’artiste a su très heureusement traduire le caractère.

R. Bryon (le croquis est indisponible pour le moment)

On peut cependant voir l'armée anglaise devant Kaboul (écrit alors Caboul) en 1882 en cliquant ici.

On peut tenter de comprendre - si tant est-il qu'il y a à comprendre en regardant l'exécution d'un terroriste ici : Pendu haut et très court.

 

1900-1975 : Instabilité politique et insécurité permanente

1978-1992 : Invasion soviétique
 La CIA  verse au saoudien milliardaire Ben Laden 3 milliards $ pour former des combattants terroristes venus d'Algérie (2.800), Egypte (2000), Tunisie, Libye… . Elle offre aussi  à Ben Laden des missiles Stinger dernier cri que même les alliés de l'Otan ne recevaient pas.

1992-1996 : la guerre civile

1997-2001 : les Talibans


Et en lisant les gazettes qui traînent et les lignes ci-dessus, on découvre que le dénommé Ben Laden, que l'on accuse d'avoir fomenté  l'attentat célèbre contre les tours jumelles de New-York était un grand ami de la CIA  (cellule de contre-espionnage  aux Etats-Unis)  en 1979.  Tellement grand ami qu'il fut chargé de réinstaller à Kaboul un gouvernement pro-US, d'épuiser l'Urss en une guerre longue et coûteuse. En 1997, les Talibans – « étudiants » en théologie – , appuyés par des groupes armés étrangers, prennent le contrôle du pays, à l'exception d'une région au nord-est, à dominance Tadjik, sous le contrôle d'une nébuleuse de groupe armés qui forment l'Alliance du Nord, dont le commandant Massoud ( qui sera assassiné un peu plus tard par un "belge" marocain d'Anderlecht want ook Meulebeke, est la figure centrale. Les Talibans instaurent une paix relative après des années de guerre, au travers de la mise en application d'une loi islamique stricte, avec pour objectif d'instaurer « le plus pur État islamique du monde », fondé sur une stricte application de la charia, émanant de l'école déobandi.

Donc, depuis 1995, les armées américaines sont emberlificotées dans une pseudo-guerre contre les talibans, expression gentille qui désigne des mabouls qui passent leur temps à mitrailler les gens - et personne de se poser la question : comment achètent-ils armes et munitions ? Comment et à qui ? 

Qui les Etats-Unis combattent-ils ? Des extraterrestres ? Ralph Peters en est persuadé. Ce polémiste, lieutenant-colonel américain à la retraite, redoute que les talibans ne soient des sauvages « préférant leurs modes de vie rudimentaires et leurs cultes impitoyables » débarqués d’une autre planète. Le combat contre eux se résumerait à une « collision frontale entre civilisations de différentes galaxies ».

Peters n’entonne pas les trompettes de la victoire. Pour lui, les soldats américains sont, aux États-Unis, à la merci de médias hostiles, de dirigeants ignorants et d’une population bercée par l’opulence et le libéralisme. Il réactualise ainsi Rudyard Kipling, cet écrivain britannique qui avait averti l’Angleterre victorienne que ses armées seraient submergées par des hordes et que l’Afghanistan était une terre où les empires venaient mourir.



En 2001, la destruction des statues de Bouddha pré-islamiques de Bâmiyân (VIe - IVe siècle av. J.-C.), inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, attire l'attention de la communauté internationale. Les autorités du Pakistan dénoncent alors publiquement leur politique extrémiste. Des relations étroites entre des groupes fondamentalistes pakistanais et les talibans perdurent néanmoins, notamment dans la région frontalière.

Le 9 septembre 2001, Massoud est assassiné lors d'un attentat suicide déguisé en une fausse interview par des pseudo-journalistes. Cet évènement est suivi quelques jours plus tard des attentats du 11 septembre aux États-Unis, provoquant un revirement de la politique américaine qui dès lors ne soutiennent plus les talibans.

On peut voir des images d'Afghanistan (fin du XXème siècle) dans la série Afghanistan.

L'intervention de l'OTAN

Le 11 août 2003, l'OTAN prend le commandement de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS), à laquelle contribuent 37 pays.



Carte de l'Afghanistan ( sécheresse en 2005)

carte


Mais bon sang, c'est bien sûr ... mais que veut-on faire là-bas ?

Royal et Hollande contre l'envoi de renforts en Afghanistan
[2008-03-27 10:18]

PARIS (Reuters) - François Hollande et Ségolène Royal se sont prononcés jeudi contre l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan dans le contexte actuel.

Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a réclamé mercredi, sans succès, un débat parlementaire sur la question de l'envoi de renforts militaires français en Afghanistan envisagé par Nicolas Sarkozy.

"Je considère que toute présence supplémentaire de forces françaises en Afghanistan est une erreur", a déclaré François Hollande jeudi sur LCI.

Pour le Premier secrétaire du PS, "au-delà de la méthode, toujours la même, où on annonce en Angleterre ce qui devrait être annoncé en France", l'envoi de nouvelles troupes serait une erreur "tant que l'on ne connait pas les objectifs de cette présence en Afghanistan, tant que l'on n'a pas un calendrier, un rythme, une mission pour ces forces-là."

Sur RTL, Ségolène Royal s'est déclarée "choquée" que le chef de l'Etat ait fait cette annonce devant les parlementaires britanniques.

"Ce qui m'a surpris, peut-être choquée, c'est que Nicolas Sarkozy ait parlé de l'engagement de la France en Afghanistan devant les parlementaires britanniques alors qu'il n'y a pas eu le moindre débat devant les parlementaires français", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Elle a souligné qu'elle n'était pas favorable au renforcement de la présence française en Afghanistan "dans le contexte actuel où l'on ne connaît ni les risques d'enlisement ni les garanties qui sont prises pour protéger nos soldats."

En visite d'Etat à Londres, le président de la République a annoncé l'envoi prochain, sous conditions, de soldats français supplémentaires en Afghanistan, sans confirmer le chiffre de 1.000 hommes avancé par le journal britannique The Times.

Il dévoilera ses intentions dans le détail à ses partenaires de l'Alliance atlantique lors du sommet de l'Otan qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest. La France compte déjà près de 2.000 hommes en Afghanistan.

Gérard Bon

[Philippe Randa - 22/08/2008]
Les ennemis de l’Oncle Sam et de ses alliés ne sont décidément pas des gentlemen. Sous le prétexte des plus douteux que leur pays est occupé, leurs villages bombardés, leurs populations contrôlées et leurs patriotes abattus quand l’occasion s’en présente, ils s’arrogent le droit de ne pas l’accepter et pour cela, comble de scandale, tirent sur l’Occupant avec de vraies balles. Des balles qui tuent. Qui ont été créées, commandées, fabriquées pour cela. Les mêmes balles, d’ailleurs, que celles qu’utilisent contre eux les autoproclamés libérateurs du Monde en général et du CAC 40 en particulier.

Ces combattants-là sont appelés terroristes parce que faute de posséder d’aviation pour viser de haut et bombarder sans trop de crainte leurs ennemis, ils utilisent aussi des explosifs comme les salauds de pauvres qu’ils sont !

Non, ces gens-là, décidément, ne sont pas des gentlemen. Si c’était le cas, d’ailleurs, TF1 le proclamerait, Ben Laden serait invité chez Michel Drucker, Marguerite Duras recevrait le mollah Omar… Outre les explosifs, ils ont aussi des fusils. Souvent, leurs balles partent dans tous les sens, criblent les façades des immeubles, se perdent dans les airs ou les carrosseries des automobiles, mais elles leur arrivent quand même de faire mouche. Ce n’est pas la faute à pas de chance, c’est la guerre… Et une guerre qui nous touche plus particulièrement si ce sont des poitrines bleu-blanc-rouge qui les stoppent.

La France vient de découvrir, semble-t-il avec stupéfaction, qu’on meurt à la guerre. Pas comme au cinéma où les acteurs ressuscitent pour le film suivant. Non, en Afghanistan comme en Irak, on y meurt pour de bon… ou l’on en revient parfois estropié à vie.

Ce n’est pas du jeu, n’est-ce pas ?… Depuis l’annonce de la mort au feu de dix soldats français, on n’en finit d’ailleurs pas de crier à l’horreur et à la triche.

Quelle horreur ? Que des soldats de carrière aient payés de leur vie leur engagement dans un conflit armé ? Comme l’a fort opportunément rappelé un de leurs officiers, c’est précisément parce qu’il y avait danger de mort que se justifie la présence de soldats. Sinon, les diplomates suffisent.

Quelle tricherie ? De rappeler à la société française que la présence de ses soldats – auxquels elle est subitement si attachée lorsque son gouvernement veut réduire ou redéployer les unités militaires si belles à défiler les 14 juillet et si utiles aux supérettes locales – se justifie tout de même aussi, tout de même d’abord, dans la défense des Français… et que lorsque ces soldats signent leur engagement, ce n’est pas uniquement pour comptabiliser leurs points de retraite, mais pour accepter, le cas échéant, le sacrifice de leur vie pour la tranquillité de la nôtre.

On peut douter de la légitimité de la présence française en Afghanistan, considérer que nos soldats sont exposés pour des intérêts étrangers, rappeler que Nicolas Sarkozy a renié son engagement de candidat de retirer nos forces armées de ce bourbier, demander qu’il le fasse désormais et au plus vite au nom du simple bon sens, voire du respect de la souveraineté d’un pays étranger… ou plus simplement, par cynisme, parce que les guerres en Afghanistan se ressemblent toutes, que ce soient pour l’Angleterre qui a envahi trois fois le pays sans réussir à dompter son peuple, l’URSS qui s’y cassa les dents… et les États-Unis d’Amérique qui ne savent plus désormais comment se retirer de cet enfer.

Que va faire la France dans cette galère ? C’est le droit de tout à chacun de s’interroger. Mais filmer avec complaisance des veuves éplorées en train d’accuser Nicolas Sarkozy de meurtre est faire honte non seulement au mari mort en mission, mais à tous ses camarades engagés en Afghanistan et qui risquent eux aussi, à chaque instant, de croiser la camarde.
Dans leurs cercueils, enveloppés de drapeaux tricolores, ce n’étaient plus des citoyens-consommateurs, c’étaient leurs camarades…



Le Réseau Voltaire pour la liberté d'expression est une association internationale à but non lucratif, fondée en 1994 au Parlement européen. Au lendemain des attentats du 11 septembre, il affirme qu'ils ont été organisés par une faction du « complexe militaro-industriel états­unien» dans le but de manipuler l'opinion publique  internationale pour pouvoir justifier des interventions militaires des États-Unis à l'étranger, notamment en Afghanistan et en Irak. Son président, Thierry Meyssan, développa ce point de vue dans un ouvrage : L'Effroyable Imposture. Gérard de Villiers et moi-même avons écrit à ce sujet en posant un jugement assez identique à celui de Meyssan.


Note du 20 février 2009
: En renforçant le contingent dans le pays qu'il considère comme le vrai front de la guerre contre le terrorisme, le président américain honore l'une de ses promesses. Obama envoie 17.000 soldats supplémentaires .

   


L' Afghanistan

L'Afghanistan moderne fut fondé par les Patchous, appelés aussi Afghans. Stan signifie simplement "pays, région, contrée" en langue perse. Ce vocable termine nombre de "lieux" de cette région du monde. L'Afghanistan actuel est une république islamique indépendante depuis 1919, avant quoi il était colonie de la couronne britannique.


L'Afghanistan est un pays aride et montagneux, le Nowshak culmine à 7485 m, avec des plaines au nord et au sud-ouest. La superficie du pays actuel est de 652.500 km², arrosée par un seul fleuve, le Hari Rud. Cinq grands lacs constituent de grands réservoirs d'eau à Band-i Amir.
Les villes principales sont Kaboul, la capitale (34°33' N, 69°12' E), Kandahar, Herat, Jalalabad, Mazar-e Sharif. L'Afghanistan est frontalier du Pakistan, du Tadjikistan, de l'Iran, du Turkménistan,  de l'Ouzbékistan et de la Chine. il n'y a pas de bordure maritime.


L'Afghanistan a un climat continental sec,  étés torrides et  hivers rudes.
En hiver la température nocturne descend facilement à -15° à Kaboul . C'est en hiver que tombent les faibles précipitations qui arrosent le pays.
Le printemps est très court : encore froid fin mars et très chaud fin mai. Le début de l'été est marqué par l'arrivée du bad-i-sad-u-bist-ruz, le vent des 120 jours, dans la région du Séistan. Venu d'Iran ce vent est sec, chaud et chargé de poussière et de sel. Fin septembre le vent tombe, l'été s'achève. Seul le mois d'octobre présente un climat un peu plus doux et plus agréable.

Les Afghans sont majoritairement musulmans : 82% Sunnites et 17% Chiites.
En 1997, les Talibans, encadrés par des groupes armés étrangers, prennent le contrôle du pays sauf une petite région du nord-est. Ils restaurent une paix relative au travers d'une loi islamique sévère. Leur idéal et de faire de l'Afghanistan le "plus pur état islamique du monde". En 2001, destruction des statues de Bouddha pré-islamiques de Bamiyan (VIe-IVe siècle avant J.-C.), inscrites au patrimoine mondial de l'humanité et là le Pakistan, leur plus fidèle allié, dénonce leur politique.

L'Afghanistan est redevenu depuis 2003 le premier pays producteur mondial de papaver somniferum , la fleur qui permet de fabriquer opium et héroïne.


Une question permanente : mais pourquoi des européens vont-ils mourir là-bas ?
Aura-t-on une approche de réponse en lisant les textes ci-après ?


femmes afghanes



 


Il faut savoir aussi que ... Rohullah Nikpai a été médaillé aux jeux olympiques de Pékin (Beijing 2008 - Taekwondo)
Pour ête "up to date", on peut demander des renseignements à l'organisation afghane à l'ONU.
Ce pays est membre de l'organisation depuis le 19 novembre 1946.

Il faut aussi savoir qu'UNE ETUDE DONNE LE FEU VERT POUR UN SYSTEME DE LICENCE DE L’OPIUM EN AFGHANISTAN  POUR LA PRODUCTION DE MÉDICAMENTS" ESSENTIELS ".


Liens intéressants :

Les bouddhas

National Géographical

http://www.patraymond.ca/blog/


Les routes de l'opium afghan

Encore l'afghanistan

L'univers illustré d'Henri
 
 
 


Le portail de base de l’univers xianesque



 

Idée de scénario pour un court metrage de Xian

Nous sommes parti 20000 revenus 20 les autres on les a tués

les moustiques les talibans la balle le culot de la balle

Oui fabriquée à la Fabrique Nationale de Liège

La FN, les monstres belges …





bientôt sur vos écrans créé par Kompozerxian





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