Hong-Kong

Ce matin, après avoir regardé la caricature chez Acide, je suis allé prendre mon café à vingt-deux mille kilomètres, un peu marre des gueules d’empeignes qui sortaient du métro de près de chez moi. Ai-je dit que j’habitais près d’une bouche de métro, une qui vomit tout le temps des gens stressés.

Alors, je suis allé à Hong-Kong (1946) ou Hong Kong (2010)

 

(1946 .

Vingt-deux mille m’est avis que j’ai fait un aller-retour, soyons simple, parlons d’une bonne dizaine de milliers, cela fera le compte et les bons comtes font les grands ducs. Tout de même, le zinc ! pff, vingt minutes de retard, ça cela m’a énervé, tu dois te rendre à l’évidence, l’homme a encore du chemin à faire.

À l’extrémité sud-est de la ville, on est encore assez bien logé, je suis à la terrasse du vingtième siècle à manger des œufs brouillés au bacon tandis qu’un passereau aux couleurs chatoyantes est venu déposer une fiente sur l’aluminium de la rambarde. Je loge chez mes amis, lords anglais victoriens véritables, fins de race, membres puissants de la communauté commerciale qui dirige ce port du bout du monde. Dans quelques jours, les communistes qui sont déjà présents dans toutes les petites îles qui nous entourent seront ici maîtres chez eux, disent-ils. Des communistes chinois ? Qui diable a inventé ce concept impossible ? Comment peut-on être communiste et voir l’aéroport mourir en mer, le jockey-club rivaliser de fashion women internationales, le directeur de la banque de Hong-Kong descendre de cette Austin qui a cent fois plus de classe que les Bentley et les Rolls qui ne savent où se parquer.

 

 

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Trésor de France, ... quand l’art vit près de nous, qu’il est fait par des hommes qui éprouvent nos joies, nos soucis, nos angoisses, nos incertitudes, nos rêves, il faut penser à l’amour qui lui a donné naissance avant d’avoir tout autre pensée.

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Hong-Kong à l’opulence féodale n’est pas près de devenir socialisante, car comment convaincre ces ombres de solidarité ? Ici, tout grouille sans qu’il soit nécessaire d’afficher une cravate rouge. La boîte de nuit de type parisien est accessible à tous, ce qui est hors de prix, ici, c’est le lait, les produits danonesques, l'eau en bouteille, l'hôtellerie et ses services alambiqués, le métro et le restaurant sauf le macdo central qui est le moins cher du monde. L’insupportable c’est le prix des loyers quand on n’est pas résident et la pression de la surpopulation. En rue, on marche si lentement pour ne cogner personne que parfois on se demande si on n’est pas arrêté.

Heureusement, je me déplace avec mon ami baritsuka ce qui fait que personne ne me bouscule, mais curieusement, à part les pickpockets, ici personne ne touche personne ou alors juste un mateur de jolies fesses rondes qui se laisse aller au risque de se voir poussé vers une venelle où on le détroussera. En réalité traumatique, à Hong-Kong, personne ne regarde personne, on est tout seul dis-donc.

Il existe sans doute à Hong-Kong comme partout des femmes chinoises qui sont grasses et courtes sur pattes mais curieusement l’œil ne retient que la jupe étroite haut fendue qui démontre que le creux du genou crée le désir au moins autant que les seins pamélesques.

Elles sont partout, surtout où l’on va quand on est pas d’ici, quand on vient pour manger à Aberdeen sur un restaurant flottant... Ah ! manger à Hong-Kong ! On mange chinois, c’est assez dégoûtant à première vue, des nourritures qui dégagent des odeurs inhabituelles, puis on s’habitue, après tout, c’est souvent très bon, on a mangé quoi ? Ah, ça, on ne sait pas bien, on ne sait jamais. C’est chinois quoi, impossible à comprendre pour un occidental.

On ne comprend rien ici, on croit que tout est sale parce que les Chinois crachent tout le temps et que les impasses n’en sont pas, mais qu’elles y ressemblent, sales , sales, est-ce possible alors que des milliers de balayeurs publics sont en action jour et nuit ...

Rien n’est sale d’ailleurs la laundry chinetoque n’est pas une invention de Jack London, pour 30 dollars HK un blanchisseur just washing vous prend votre sac de linge et vous le rend propret et repassé quand vous avez terminé vos achats dans la rue.

Bon, là j’ai un zinc qui décolle pour Manille dans quelques minutes, mais je reviendrai, d’ailleurs, faudra que je vous raconte (une prochaine fois) comment j’ai rencontré Bruce Lee.

D’autres séries d’images chinoises se retrouvent ici
Images vidéo d’Asie
Découvrir Hong-Kong dans les pages du Cdécritures 291
(Attention, cet ouvrage n’est pas conseillé aux moins de 18 ans)