Au dîner annuel du CRIF, le
président de la République française a souhaité "ouvrir les enfants à la
dimension de Dieu"
LE MONDE | 14.02.08 | 11h15
[…]
le drame du XXeme siècle n’est pas né d’un excès
de Dieu
mais de sa redoutable absence.
Ah oui ?
Surtout, on n’est
pas assez attentif aux écrits, les miens, les autres, ceux d’action Directe ou
des Suppôts du tsar.
Un
certain Georg Lanz von Liebenfels, alias Adoif Josef Lang, fondateur de
l’Ordre du Nouveau Temple publia dès 1905, un périodique intitulé OSTARA, inspiré,
comme son nom l’indique, des moines soldats médiévaux. Toutes les théories
délirantes que développeront par la suite les idéologues nazis se trouvent
dans ces bulletins : que l’on en juge plutôt : les « races inférieures » à cheveux foncés sont les « singes » de Sodome représentés par la Bible, les démons
issus de Gog et Magog, opposés aux « Aryens blonds aux yeux bleus », « chefs-d’oeuvre » des Dieux dotés de pouvoirs supranormaux sous la
forme de «
stations de force » et d’ « organes électriques » leur assurant une suprématie absolue sur toutes
les autres créatures. Dans
un numéro qui fera date, celui du printemps 1912, la revue Ostara, va
aller plus loin par la plume de Lang et de Renan. Ce dernier écrit: « Une large application des découvertes de la
physiologie et du principe de sélection pourrait amener” la création d’une
race supérieure” ayant son droit de gouverner, non seulement dans la
science, mais dans la supériorité même de son sang, de son cerveau et de
ses nerfs. »
Et l’écrivain poursuit « Une fabrique d’Ases, un Asgard, pourra être
reconstituée au centre de l’Asie... » Quant à Lang, il situait la ville sacrée, la « capitale sainte », du nom d’Asgard « au point où les cours de la Volga et du Don se
rapprochent le plus »,
ce qui correspond exactement à la
position de Stalingrad, qui fut l’enjeu d’une lutte titanesque entre les
Russes et les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans
son livre, Avant que Hitler ne
vienne, le baron von Sebottendorf
publia la liste complète des membres du
parti nazi ayant appartenu au groupe Thulé. Parmi eux, on relève les noms
de Dietrich Eckart, conseiller d’Hitler, mort en 1923; Rudolf Hess, un des
premiers adhérents du parti nazi, qui participa au putsch de Munich, devint
ministre d’État en 1933 et dauphin désigné du Führer à partir de 1937
(jusqu’à sa fuite en Angleterre en 1941). Puis Alfred Rosenberg, rédacteur
n chef du quotidien du parti nazi, idéologue officiel et ministre, chef des
services extérieurs du N.S.D.A.P. (parti national-socialiste ouvrier
allemand); enfin Adolf Hitler qui compta également parmi les « frères- visiteurs » du groupe de Thulé. Le document établissait la
preuve de l’appartenance de Hitler aux sociétés secrètes allemandes. Après
le putsch manqué de Munich, le 9 novembre 1923, Adolf Hitler et quelques
autres dirigeants du N.S.D.A.P, furent incarcérés à la prison de Landsberg
en Bavière. Si Rudolf Hess eut dix-huit mois de prison, il n’en fut pas de
même pour Hitler que l’on condamna à cinq ans de détention. Cependant,
en raison de sa « bonne conduite », il bénéficia d’un régime de faveur qui lui permit de recevoir des visites, dont
celles du général d’artillerie Karl Haushofer qui, sous prétexte de venir
réconforter Rudolf Hess, s’intéressait surtout à Hitler. Plus tard, les
historiens dirent de lui qu’il « fabriqua » le Führer... C’est en partie exact. De lui vinrent
la plupart des documents et des directives que l’on retrouve tout au long
de Mein Kampf. Haushofer
était un homme très étrange. Fervent admirateur de l’explorateur suédois
Sven Hedin, il devait poursuivre son œuvre en Asie centrale, effectuant aux
alentours de 1904, plusieurs missions au Tibet, en Mongolie, au Sin-Kiang
et en Mandchourie. Il s’arrêta plusieurs mois dans une lamaserie proche de
Lhassa où une initiation décisive décidera du reste de son existence. Après
une courte période à Tokyo, où Haushofer est nommé attaché militaire de
l’ambassade d’Allemagne, il rentre en Allemagne non sans avoir au préalable
suggéré, dans un rapport confidentiel à l’empereur Guillaume II, de
conclure une alliance avec le Japon. Il fut promu général après la guerre
14-18.
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