Mondialisation
- VIVANT,\« MODE D'EMPLOI \» pour l'Europe sociale, les pays en voie de développement et une mondialisation plus humaine

Page 1628, Cd017, Pom  d’Amérique, 1978.

Le seul vrai souhait mondial : Plus jamais cela !

LES LOIS DU MARCHE   
 
 
 
Beaucoup se hérissent, avec raison, contre le capitalisme sauvage des multinationales qui exploitent à outrance certaines catégories de la population mondiale en vue d'un profit maximum.
Et pourtant, nulle part dans son programme,  Roland Duchâtelet l'a répété plus d'une fois, Vivant ne condamne la loi du marché ni même la notion de profit.
Quand on parle des lois du marché, on peut y voir deux choses : :
Ø                              La loi de l'offre et de la demande
Ø                              La loi du profit
Toutes deux  semblent profondément naturelles et humaines. Lequel d'entre nous, s'il se trouve devant deux objets identiques et de même qualité, mais à des prix différents, ira acheter le plus cher ?
Il y a bien une notion de profit derrière tous nos actes, qu'ils soient orientés uniquement vers nous-mêmes, l'on parlera alors d'égoïsme, ou qu'ils soient orientés vers autrui, l'on parlera alors d'altruisme et de générosité, lesquels cachent de toute façon un profit que l'on pourrait appeler ici "satisfaction personnelle".
"L'offre et la demande" sont également bien ancrés dans la nature humaine. La détermination du prix définitif va évidemment dépendre de ces deux choses, et cela se fera parfois à l'issue d'un  marchandage laborieux qui, pour nous, a une connotation négative, mais qui dans d'autres civilisations fait partie des règles de bonne conduite et est une manifestation du respect de l'autre.
 
Voilà donc deux lois qui réglementent la fixation d'un prix.
Mais qu'est-ce qui fait que le système reste stable et équilibré?
 
Le fonctionnement d’une troisième loi, tout aussi naturelle et humaine que les deux autres, c'est la loi de la concurrence. Cette loi est fondamentale. Sur le plan commercial, elle permet une autorégulation des prix et sur le plan humain, elle est un moteur pour se dépasser que ce soit vis-à-vis des autres ou vis-à-vis de soi-même.
 
Humoristiquement, on pourrait affirmer qu’elle fait « baisser les prix et s'élever l'homme. »
 
Alors, pourquoi attaquer aveuglément le marché et ses lois.
Regardons plutôt l'homme, le travailleur, son salaire, sa dignité…
C’est là que Vivant  y trouve toute sa raison d'être car l'exploitation sous toutes ses formes, que ce soit l'enfant dans un champ de bananes ou dans un atelier de couture ou encore, notre voisin à qui on en demande toujours plus au travail,  est freinée par ces 3 modulateurs que sont:
 
1.    La détaxation du travail, qui rend les délocalisations moins "juteuses" et par conséquent, la quête du travail au plus bas prix moins intéressante.
Cette détaxation entraînerait une considérable ouverture du  marché du travail, inverserait la tendance actuelle où certains patrons se conduisent en despote sachant que de toutes façons les candidats à l'embauche ne manquent pas.
2.    La taxation modulable des produits même s'ils viennent de d’ailleurs. Ainsi, ces derniers,  fabriqués à l'étranger dans des conditions défiant toute concurrence, participent aussi à l'équilibre de notre sécurité sociale En retour, les fabuleux profits espérés par les exploitants sont rabotés par cette taxe et cette situation nouvelle favorise à une meilleure sécurité pour les populations.
3.    Enfin, et surtout, le revenu de base qui, comme le dit le sénateur brésilien Mr Supplicy, met un frein à l'exploitation éhontée et à l'émigration.
« Le système capitaliste, écrit Roland Duchâtelet, induit les entreprises à rechercher des coûts de mains-d'œuvre de plus en plus faibles. Pour les produits industriels et certains services informatiques, la délocalisation vers de tels pays a un effet bénéfique et un effet pervers.
Cette activité est une meilleure aide au développement que celles que la Belgique a pratiquées jusqu'à présent. L'effet pervers est que globalement, chaque délocalisation constitue une diminution des revenus des travailleurs (en Belgique  ou dans d’autres pays européens).
Contrairement aux pays de l'Europe de l'Ouest, les syndicats ne sont pas suffisamment puissants dans la plupart de ces pays. Pour protéger la population contre l'exploitation de certains patrons peu scrupuleux, Vivant propose l'introduction d'un revenu de base au niveau de  la subsistance dans ces pays. »
…ce qui fournit aux populations du Tiers Monde un  meilleur pouvoir d’achat et relance les économies locales.
 
Business et aide au développement ne sont pas incompatibles… Tout est question de dosage.
Le système Vivant apporte la dose qu'il faut pour que l'homme se sente à la fois respecté, libre et stimulé!
(texte © 2001)