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De la sécurité et d’autres choses ...

L’art martial, philosophie de vie face aux concepts de guerre.

 

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Chandeleur septante cinq

Armées

SCHAERBEEK

DANS LA PRESSE

LES ENFANTS CAÏDS

AIRPORT

 

Airport

Un incident « dit » grave vient de se passer dans un avion de Delta airlines ; avant de parler de lui j’aimerais rappeler que depuis que des élèves israéliens sont venus au cours chez GL, il n’y a plus eu d’incident sur les lignes de Elal, de même que le raid sur Entebbe en a fait réfléchir quelques-uns…

Daniel Pipes a écrit à propos de l’incident dont je parle ( qui a eu lieu en cette fin d’année 2009 ) je reproduis ici ses lignes qui reflètent exactement ma pensée …

Alors que l'on se tord les mains après avoir frôlé la tragédie sur le vol de la 'Northwest Airlines' en approche de Detroit, une conversation à l'aéroport londonien d'Heathrow en 1986 revient à l'esprit.

C'est l'interrogatoire par un agent de la sécurité d'El Al, d'Ann-Marie Doreen Murphy, 32 ans, récemment arrivée à Londres, originaire de Sallynoggin, Irlande. Employée comme femme de chambre à l'hôtel Hilton Park Lane, Murphy rencontra Nizar al Hindawi, un Palestinien d'extrême Gauche, qui la mit enceinte. Après lui avoir ordonné de « se débarrasser de la chose », il changea brusquement de refrain et insista pour un mariage immédiat en « Terre Sainte ». Il insista aussi pour qu'ils voyagent séparément.

Murphy, plus tard décrite par le procureur comme « une jeune fille irlandaise simple, non compliquée et catholique », accepta sans poser de question les arrangements pris pour elle par Hindawi, de voyager en Israël sur El Al le 17 avril 1986. Elle accepta aussi une valise à roulettes munie d'un fond dissimulé contenant près de 2 kilogrammes de Semtex, un explosif plastic puissant, et elle accepta qu'il la forme à répondre aux questions posées par la sécurité de l'aéroport.

Murphy passa sans encombre l'inspection de sécurité standard d'Heathrow et atteignit la porte avec sa valise, où un agent d'El Al la questionna. Reconstitué par Neil C. Livingstone et David Halevy dans le magazine 'Washingtonian', il commença par lui demander si elle avait préparé sa valise elle-même. Elle répondit par la négative. Puis :

« Quel est le but de votre voyage en Israël ? ».

Se rappelant des instructions d'Hindawi, Murphy répondit :

« pour des vacances ». « Etes-vous mariée, mademoiselle Murphy ? » « Non».

« Vous voyagez seule ? » «Oui».

« C'est votre premier voyage à l'étranger ? » « Oui».

« Avez-vous des parents en Israël ? » « Non ».

« Devez-vous rencontrer quelqu'un en Israël ? » « Non »

« Vos vacances ont-elles été préparées de longue date ? » « Non ».

« Où allez-vous rester pendant votre séjour en Israël ? » « Au Tel Aviv Hilton »

« Combien d'argent avez-vous sur vous ? ». « Cinquante £».

A cette époque, le prix d'une nuitée au Hilton était d'au moins 70 £.

Il demanda :

« Avez-vous une carte de crédit ? » « Oh oui » répondit-elle, lui montrant une carte d'identité pour régler par chèques.

C'était terminé, et l'agent envoya sa valise pour une inspection supplémentaire, où l'on découvrit le dispositif de la bombe.

Si El Al avait suivi les procédures de sécurité habituelles en Occident, 375 vies auraient certainement été perdues quelque part au-dessus de l'Autriche. La tentative d'attentat à la bombe fut démasqué, en d'autres termes, avec une intervention non technique, reposant sur une conversation, l'intuition, le bon sens, et (oui) le profilage. L'agent se concentra sur la passagère, pas sur les armes. Le contre-terrorisme israélien tient compte de l'identité des passagers ; il en découle que les Arabes subissent une inspection particulièrement dure. « En Israël, la sécurité passe en premier», explique David Harris de 'l'American Jewish Committee'.

Aussi évident que cela paraisse, l'excès de confiance, le politiquement correct, et la responsabilité légale rendent une telle approche impossible partout ailleurs en Occident. Aux USA par exemple, un mois après le 11 septembre 2001, le Ministère des Transports émit des recommandations interdisant à son personnel de généraliser « tout a priori envers un groupe d'origine raciale, religieuse ou nationale à s'engager dans une activité illégale ». (Plaisantant à demi, je conseille aux femmes voulant éviter une deuxième détection à la sécurité d'un aéroport : Portez un Hidjab).

Pire encore, imaginez les mesures affolées dignes de Mickey Mouse, et les mesures embarrassantes de l'Administration de la Sécurité des Transports (TSA) mises en œuvres dans les heures suivant la tentative d'attentat à la bombe : Pas d'annonce par le personnel de bord concernant la voie ou la position du vol au dessus des villes ou des étapes », et coupures de tous les services de communication des passagers. Pendant la dernière heure du vol, les passagers ne doivent ni se tenir debout, ni accéder à leur bagages à mains, ni avoir des couvertures, ou oreillers, ou des objets personnels sur les genoux ».

Certains équipages sont allés plus loin encore, en maintenant allumées les lumières dans la cabine, en supprimant la projection de film en vol, en interdisant tous les appareils électroniques, et pendant la dernière heure de vol, en demandant aux passagers de garder les mains en vue et de ne pas manger ni boire. Les choses sont allées si loin rapporte 'Associated Press', qu'une « demande par l'un des participants que personne ne puisse rien lire... provoqua des bouffées d'incrédulité et des hurlements de rire ».

Largement critiquée pour ces mesures à la Clouzeau*, La TSA a finalement décidé d'ajouter « une détection accrue » pour les passagers passant par, ou originaires des « quatorze pays d'intérêt ». - comme si le choix de l'aéroport de départ indiquait un propension à un attentat suicide à la bombe.

La TSA s'engage dans la « mise en scène de la sécurité » - en cafouillant des fausses mesures qui traitent tous les passagers sur un pied d'égalité plutôt que de risquer d'en offenser en se focalisant sur disons, la religion. L'approche alternative est 'l'israélification', définie par le journal 'Toronto Star' comme « un système qui protège la vie et l'intégrité physique sans vous ennuyer à mort ».

Que voulez-vous - le cabotinage ou la sécurité ?

 

Chandeleur septante cinq…

 

Je viens de prendre la pochette du disque, un trente-trois tours vinyle de 1975 … Le poète y annonce :

 « Ma Loulou est partie pour le pays de l’envers du décor, un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa peau douce…, Je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui : je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers. »

 

Je me souviens que certains ont vu là un message de réconciliation, de paix, de pardon, je n’en suis pas si sûr, je n’en suis même pas convaincu, mon voisin, ce Julos est mon voisin, est un homme très ordinaire dont la tête est dans les étoiles, … il faut parfois descendre de là-haut, sans doute cela éviterait-il certains faits divers … d’hiver 74-75, à la chandeleur, à Tourinnes-la-Grosse.

Dimanche, peu avant une heure, celle où l’on n’est pas encore à table chez ceux qui vont à grand’messe, l’épouse du chanteur bien connu Julos Beaucarne a été lardée de coups de couteau et égorgée en son domicile par son domestique. Le criminel, un ressortissant marocain (en ce temps-là, un habitant de Belgique n’était pas obligatoirement un Belge) que les Beaucarne hébergeaient depuis le mois de septembre, s’est constitué prisonnier un peu plus tard.

 

Marié depuis plusieurs années, Julos Beaucarne, originaire d’Ecaussinnes-d’Enghien, est venu s’étab1ir, au numéro 2 de la rue des Brasseries, à Tourinnes-la-Grosse. Là, dans une maison blanche, tout à fait du style de ses chansons, il vit avec son épouse, Louise-Hélène Brunfaut, un rien plus jeune que moi, elle est née à Cherval, en France, le 23 octobre 1941. Sont dans la maison, leurs deux enfants, Christophe, 7 ans, et Boris, 5 ans.

À l’occasion d’une de ses tournées au Maroc, en septembre 1974, Julos avait fait la connaissance d’Ahmed, un jeune gaillard de 25 ans, né au Douar Riabaté Houara. Cet Ahmed était rentré en Belgique avec Beaucarne et, depuis lors, vivait à Tourinnes avec la famille. Il était devenue, semble-t-il homme à tout faire de ce poète mais il devait être plus : il prenait ses repas la même table que ses patrons. L’époque était sociale, pourquoi un rêveur l’aurait-il été moins ?

 

Brutalement dit, cet Ahmed qui ne parlait que très mal notre langue avait un permis de séjour qui venait à expiration le 25 avril 1975.

Samedi soir, Julos s’était rendu à paris pour s’y produire ou y flâner… Il était rentré à son domicile, dimanche, en compagnie d’amis français.
Vers midi, avec ses compagnons et son fils Boris, il alla faire une promenade au village où se tournait une émission de télévision qui allait lui être consacrée. Christophe, se trouvait à Bruxelles, chez la maman de Julos.

Louise-Hélène avait donc pour mission de préparer un de ces repas copieux dont sont friands les Brabançons autant que les Hennuyers, les Hesbignons, les Ardennais, enfin, les campagnards… Peu avant une heure, donc, Jean-Claude Catala, quitta les promeneurs pour venir voir si la table était dressée. Montant à l’étage où se trouvait le salon, il fut horrifié d’y découvrir le corps sans vie de Louise-Hélène étendue sur le dos au milieu d’une marre de sang. Le cadavre de la jeune femme lacéré de coups de couteau, la gorge tranchée, … spectacle abominable.

Descendant rapidement, Catala aperçut Lamrini Ahmed qui courait en direction du presbytère de Tourinnes, où vivait le curé Werner Georis qui avait une gouvernante d’origine marocaine.

De la cure, de nombreux coups de téléphone furent donnés pour alerter les secours d’urgence, que pourraient-ils faire ?

Ce ne furent donc, pendant tout l’après-midi, dans ce paisible village de quelque 900 habitants, qu’allées et venues de gendarmes, de magistrats,, de membres de la police judiciaire et de journalistes.

Le Marocain se laissa appréhender sur place, sans difficulté, et les premières investigations permirent de reconstituer le scénario absurde du drame : Pendant l’absence de Beaucarne et de ses amis, Lamrini qui nettoyait de la salade pour le dîner, sen prit à Louise pour une question de nourriture : il reprochait à la femme de Julos d’être mal nourri, mal chauffé, d’avoir trop de travail, d’être mal payé. Armé de son couteau - qu’on retrouva plus tard sous un meuble de la cuisine, il se jeta sur elle, pour la tuer de neuf coups de couteau, dont trois, touchant la carotide, furent mortels.

Les anciens du village font état d’une coïncidence curieuse: les derniers crimes survenus dans la région, se sont produits, eux aussi, un dimanche de la Chandeleur: le plus récent à Tourinnes même, il y a 44 ans ; l’autre à Nodebais, village voisin voici 62 ans...

 

 

 

 

Armées

Le réarmement massif de Berlin en 1936 a laissé beaucoup de monde indifférent. Et pourtant de nombreux pays se réarment en ce moment - ce qui ne semble manifestement pas être le cas de la France, soit dit en passant. Tout comme la Chine qui connaît un accroissement phénoménal de ses forces armées depuis quelques années et qui inquiète sincèrement Washington depuis 2007, l’armée américaine continue à s’équiper en technologies de toutes natures. (observation de 2006)

 

POUR LE PENTAGONE, LES CENTRES URBAINS SONT LES CHAMPS DE BATAILLE DU FUTUR

[Gregor Seither - IES News Service - 04/11/2007]

Le développement exponentiel des centres urbains et le fait qu’ils hébergent de plus en plus les populations les plus pauvres de la planète a fait réfléchir le Pentagone. Le dernier rapport du Joint Urban Operations Office de l’Etat-major US préconise le développement et l’acquisition de systèmes d’armement spécialisés dans la “guerre urbaine”.

  • Des armes qui permettent de tuer toute vie dans un étage d’un immeuble sans compromettre la stabilité de la structure.
  • Des robots insectes qui rampent dans les conduits d’aération ou bien les tuyauteries d’eau et de chauffage pour espionner les occupants d’un appartement.
  • Des “canons à vibrations” (déjà en service aux Etats-unis) qui projettent des faisceaux de sons à très haute intensité vers une foule de manifestants, causant une douleur insupportable (et provoquant la surdité) aux personnes présentes dans le champ sonore.
  • Des senseurs qui permettent de “voir” les occupants d’un appartement, à travers les cloisons.
  • Des systèmes miniaturisés de tir automatique qui peuvent abattre une personne bien précise au sein d’un groupe….

Tous ces systèmes figurent déjà au catalogue des nombreux sous-traitants industriels travaillant en étroite collaboration avec le Pentagone, persuadés que le champ de bataille futur se trouve dans les villes. . .

Pour Duane Schattle il ne fait pas l’ombre d’un doute que “les villes sont la principale source de problèmes pour un stratège” Ancien membres des US Marines,  il s’est spécialisé dans les questions de combats urbains avant de devenir directeur du “Joint Urban Operations Office” au sein du “U.S. Joint Forces Command”. Pour lui les combats menés actuellement par l’armée US dans les villes en Iraq sont la préfiguration des batailles de demain. “C’est dans les villes que seront gagnées ou perdues les prochaines guerres. Le champ de bataille urbain est l’avenir de la stratégie militaire.

Les principaux acteurs du complexe militaro-industriel sont déjà activement entrain d’aider le Pentagone à préparer les futures opérations en milieu urbain. Raytheon, L-3 Communications, et Science Applications International Corporation - respectivement 5è, 7è et 10è plus gros fournisseur du Pentagone en 2006, ayant engrangé pour plus de 18 milliards de dollars de commandes publiques  - ont tous signés de accord de coopération de recherche avec l’état major interarmées U.S.

Source : http://www.blackagendareport.com/

SCHAERBEEK

Le sac de Gérard

 

Gérard, un Schaerbeekois de 78 ans, se trouvait rue-de Brabant, mardi vers 15 h. lorsqu’il a été abordé par un inconnu d’une vingtaine d’années et mesurant 1m75. L’homme vêtu de noir lui a arraché son sac avant de prendre la fuite. Le sac a été dépouillé de 9.000 F, de cartes bancaires et de chèques. Il a été retrouvé rue Verte. Gérard n’a pas été blessé.

(La Dernière Heure, janvier 1998)

 

Dans la presse

Sans titre - 3

Suffit d’y penser …

 

Après avoir entendu avec stupéfaction que trois mineurs d’âge avaient été mis en liberté après avoir commis des actes gravissimes – pour cause de manque de place dans les centres fermés pour délinquants mineurs) je me suis plongé dans la lecture du récit d’un fait divers publié par La dépêche sans doute attiré par une quelconque publicité pour Vania, Kwatta ou autre produit de consommation courante. C’est chouette, je peux acheter à peu près tout ce que je veux, heureusement, je ne veux pas grand-chose d’autre que ce que j’ai. Le fait divers m’a rappelé loin en arrière ...

Cf Cdécritures 009 Inadaptation sociale, mémoire et essai (Christian Drèze et Gisèle Poblador) (20 mai 1975)

 

Mais qu’est-ce donc que cette société qui n’a pu résoudre ses problèmes simples d’éducation et d’instruction ?

 

Ces enfants caïds

Société. Agresseurs à 12 ans, « snipers » à 13 ans. La violence des très jeunes augmente partout en France. Exemples dans la région de Toulouse.

Ils ont 12 et 13 ans. Le 14 janvier dernier, ils agressent au couteau deux adolescents plus âgés pour dérober un téléphone portable. L'une des victimes est rouée de coups à terre. Cette scène, très violente, s'est déroulée dans le quartier de la Cépière à Toulouse. Les deux agresseurs ont été arrêtés par la police, mis en examen, et placés sous contrôle judiciaire avec des mesures de liberté surveillée.

Les 17 et 18 décembre derniers, à Toulouse, autre agression : pour voler un scooter et un téléphone portable, trois jeunes de 13, 14 et 15 ans agressent violemment au couteau des adolescents. Dernièrement, un enfant de 12 ans a pris part à un pillage d'un magasin. « C'est une délinquance d'appropriation », constate le vice-procureur au parquet de Toulouse Richard Bometon. Dans les Hautes-Pyrénées, la moitié des délits attribués aux mineurs en 2007 concerne des vols.

La violence est parfois gratuite. Le 23 janvier dernier, à Toulouse, les policiers arrêtent deux gamins de 12 et 13 ans : ils tiraient à la carabine. Deux personnes ont été atteintes par des plombs.

La délinquance des adolescents est en éruption en Haute-Garonne : 20 % d'augmentation de mineurs mis en cause en 2007, soit 1 249 adolescents interpellés. Tandis qu'au niveau national, la délinquance des mineurs s'est stabilisée à 18 %.

« En revanche, le nombre de mineurs mis en cause dans des affaires de violence a augmenté de 8,1 % », souligne Christophe Soullez, directeur de l'Observatoire national de la délinquance. Un phénomène observé depuis 2003 en France.

Cette escalade de la violence concerne aussi les filles. La plus jeune détenue de France vient de fêter ses 14 ans en prison : à Agen, en novembre 2007, elle est soupçonnée d'avoir participé au meurtre d'un homme.

À Carcassonne, dans l'Aude, trois adolescentes ont été mises en examen, fin novembre, pour des faits présumés de séquestration : elles arrêtaient des automobilistes, les agressaient pour se faire remettre de l'argent ou une carte bancaire.

Extraits :

Les deux agresseurs ont été arrêtés par la police, mis en examen, et placés sous contrôle judiciaire avec des mesures de liberté surveillée.

La plus jeune détenue de France vient de fêter ses 14 ans en prison : à Agen, en novembre 2007, elle est soupçonnée d'avoir participé au meurtre d'un homme.


Menaces de viol, insultes quotidiennes à l'encontre du personnel, tentative de strangulation d'une surveillante, plat de choucroute renversé sur la tête d'une éducatrice : « Entre le mois de novembre et le mois de décembre, le personnel a subi six agressions », déplore Jean-Christophe Bermond, secrétaire régional du syndicat CGT de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse).


Parfois, un mineur refuse tout contact avec les adultes, préférant l'isolement d'une cellule : « Je mange ma peine et puis c'est tout ».

Située entre un magasin de bricolage et une grande surface, cette prison moderne se fond dans le paysage d'une zone commerciale.

Vols, agressions, outrages à policiers, menaces, incendie… Son casier judiciaire compte déjà sept condamnations

 

 

721 mineurs écroués

Comment les arrêter ? « La majorité des mineurs mis en cause sont des récidivistes. Ils gravissent les étapes dans l'échelle de la violence et n'hésitent plus à nous affronter », raconte un officier de gendarmerie à Toulouse. Le nombre de ces mineurs multirécidivistes, et ceux impliqués dans des affaires criminelles, est estimé à 9 000 en France.

La ministre de la Justice Rachida Dati envisage de modifier l'ordonnance de 1945, pierre angulaire de la justice des mineurs, qui donne la priorité à l'éducatif. Cette ordonnance a déjà été remaniée 31 fois… Rachida Dati explique vouloir « l'actualiser », en « individualisant les peines en fonction des tranches d'âge ».

Pour les récidivistes impliqués dans des affaires criminelles, la ministre a décidé de multiplier les centres éducatifs fermés : il devrait y en avoir 47 en 2009. Le nombre des établissements pénitentiaires pour mineurs, EPM, doit également être revu à la hausse.

Début 2008, on compte 724 mineurs écroués en France, soit 1,2 % de la population carcérale.

En 2002, ils étaient 900 derrière les barreaux.

Pas encore majeur et déjà un passé de « grand ». Dans les fichiers de la justice toulousaine, le nom de ce Toulousain de 17 ans apparaît déjà dans vingt-sept procédures ! Vols, agressions, outrages à policiers, menaces, incendie… Son casier judiciaire compte déjà sept condamnations. En attendant les prochaines, et notamment de lourdes accusations dans le cadre des émeutes de novembre 2005 à la Reynerie où il est accusé d'avoir mis le feu à un bus détourné quelques minutes plus tôt.

« Hyperviolent, prêt à tout, sans limite… Il est objectivement identifié comme dangereux », résume un policier qui l'a trop souvent croisé. La date de ses débuts « officiels », avec passage devant la justice, remonte à 2001. Cet enfant du Mirail avait alors 12 ans.

Dernièrement, au volant d'une voiture volée avec violence quelques jours plus tôt, il a foncé droit dans un véhicule de police. Deux policiers ont été blessés et son arrestation a été très mouvementée sous un flot de cailloux… Face aux policiers de la sûreté, l'intéressé ne s'affole pas : « Pas moi… » Et il faut sortir sa photo, réalisée par un radar automatique (!), au volant d'une autre voiture volée pour qu'il admette, du bout des lèvres, que peut-être, ce jour-là…

La justice l'a renvoyé à l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Lavaur. Dans vingt jours, il passera chez les grands, à la maison d'arrêt de Seysses. Pas la même histoire. « Peut-être le déclic », espère, sans y croire vraiment, une magistrate.

l 18 % des faits de délinquance, en France, sont commis par des mineurs.

Entre 2006 et 2007, le nombre de mineurs mis en cause dans des affaires de violences a augmenté de 8,1 %, selon l'Observatoire national de la délinquance. Chez les filles, les mineures, cette augmentation est de 11,7 %. Toujours entre 2006 et 2007, on note une augmentation de 30 % de mineurs mis en cause dans des affaires de violence à l'encontre d'autres mineurs de moins de quinze ans !

l Pas de prison pour les moins de 16 ans

L'ordonnance de 1945, que souhaite « réactualiser » la ministre de la Justice, prévoit que les mineurs de moins de 16 ans ne peuvent être emprisonnés, sauf pour les faits criminels. À partir de 13 ans, les mineurs délinquants peuvent être placés dans un établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM). Il existe cinq EPM en France, dont un à Lavaur. Deux autres vont ouvrir.

 

Ce n’est en rien une solution au problème. Il ne faut pas employer le terme « jeune » et encore moins avoir une fausse compassion pour des délinquants réels qui volent , agressent ou violent.

 

 

A Henri le mot de conclusion provisoire :

J'ai lu...agressions gratuites.! C’est bien heureux !! il ne manquerai plus que ça ,que l'on soit obligé de payer son agression.???

 

 

 

 

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