Réel et
virtuel, le monde moderne, le monde actuel.
La
chronique de Xian, novembre 2007.
De tous temps, il a fallu que des hommes utilisent
la coercition par l’usage de la force physique pour affirmer un
état, parfois une idée. Depuis toujours, des légendes
véhiculent des exploits fabuleux où la part d’action
physique orientée vers le combat corps à corps dynamisent le
corps et l’esprit.
Voilà qui nous amène donc à celui des chroniques
de la saison 2007 2008 :
Bob Morane (l’imaginaire)
La technique (la réalité
vécue, les deux pieds (si possible) sur le tatami)
Philosophie d’un art dit martial
aujourd’hui, chez nous en Europe occidentale (un art de vivre)
Nous ne sommes pas nés pour vivre comme des
brutes mais pour suivre la vertu vers la connaissance. Ainsi s’exprimait
Dante projetant ainsi une idée de grandeur dans le vécu humain.
Il en est pourtant tout autre, assez généralement et le besoin de
violence semble hanter la race des hommes depuis la genèse. Aujourd’hui
pour canaliser cette brutalité dans un monde que l’on souhaite
chacun plus doux, des exutoires existent que sont les éléments
virtuels de notre société. Littérature, cinéma, et
tous les autres arts sortis de l’imaginaire.
Quelquefois, la confusion existe alors de la
réalité et de la fiction. Mais nous avons besoin des deux, nous
ne saurions vivre sans l’immatériel.
Ainsi donc, un besoin d’art martial existe,
profond et la dualité de notre pensée moderne souhaite
qu’il nous apporte une philosophie de vie réelle et qu’il
canalise certains de nos penchants vers une virtualité reposante.
Faire vivre les dragons pour mieux les tuer,
laisser Bob Morane dans les livres tout en étant certain qu’il
pourrait en sortir.
Pour réussir à être
« bien dans sa tête » en notre
vingt-et-unième siècle, en Europe, il est important d’user
de certains stratagèmes qui remettent en place les mondes virtuels et
réels et nous obligent à les voir et à les contraindre
à notre mode de vie plutôt qu’à les subir. Tout style
de vie doit comporter un engagement du cœur et de l’esprit.
Jiu-jitsu va nous aider à réussir cette fusion qui chez
d’aucuns est duel.
Pratiquer Jiu-jitsu, c’est devenir plus
humain, n’est ce pas ?
Ce qui ne signifie pas que nous allons
éluder la part importante de l’art martial qui reste la
défense de soi contre l’agression extérieure.
Nous quitterons la philosophie et surtout la
liturgie des mots chers à l’Européen (et aux latins et
francophones plus particulièrement) dès la prochaine chronique pour
entrer dans la gestuelle elle-même.
Au départ d’un imaginaire nous
démontrerons la réalité d’une technique, plus tard,
nous reviendrons à la philosophie qui sous-tend le geste.
Comme il serait agréable de penser que mon
idée du jiu-jitsu vous ait aidé à être ce matin
moins énervé, moins surmené, de ne pas être ce
mourant prématuré des maladies psychosomatiques du merveilleux
progrès technique qui nous entoure.
Devenir l’homme qui contrôle, qui
maîtrise le temps et les choses ...
Rêve ou réalité ?
Plus banalement ... commençons par un simple
geste.
Un gentil monsieur porteur d’une ceinture
noire enseignait l’autre soir dans une école, devant mon
étonnement de la manière dont ses élèves
étaient habillés, il me sembla comprendre qu’il ne savait
pas qu’une manière particulière de boucler une ceinture
existait ... un simple clic, .

Voir les chroniques précédentes
Revenir à la page d’accueil Jiu-jitsu
Revenir à l’accueil
Xianhenri