Titre guide - 3
 

 

 

 

 


JU-JUTSU

TECHNIQUES ET ENTRAINEMENTS

 

(extraits de JU-JUTSU TECHNIQUES ET ENTRAINEMENTS, Cdécritures 213 -1989)

(publication des éditions du Budo Aikokaï)

 

dragon - 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0 dojo (2)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’esprit du Ju Jutsu

 

 

 

 

Toute la différence entre les sports de combat(s) et le ju-jutsu est que l’on peut pratiquer les coups interdits ...

Évidemment, non ...

Évidemment ... oui...

 

Il y a l’entraînement, la philosophie, l’étude ...

et la self-défense ...

Pas d’amalgame, le ju-jutsu n’est pas une méthode de self-défense, on utilise le ju-jutsu en self-défense, ce n’est évidemment pas pareil.

Alors, quant à se défendre, pourquoi devrait-il y avoir des coups interdits ?

Laissons à ce fameux Jésus la tentation de tendre la joue gauche.

 

 

Mon entraînement de ju-jutsu se fait en souplesse y compris la partie dont est dérivée le judo, (les projections). La pratique assidue du ju-jutsu maintient le corps en forme et permet le travail des articulations jusqu’à un âge avancé.

 

 

1050 ulb judo 1974  2 (4)

 

 

 

 

 

 

On (ré)apprendra donc pour commencer que le JUDO fait partie des JITSU.

(C’est la partie spécifiquement « gymnique » et plus particulièrement « de projections » de l’étude globale.

Jitsu : les arts du combat.

Ju = souplesse

Do = voie

Judo

L’art de la souplesse

JU JITSU

 Le combat souple

 

À l’entraînement donc :


 

Cette anecdote permet de comprendre que l’art du Jiu-Jitsu est infini et totalement original en ce sens que l’art nippon est issu de techniques multiples et d’apprentissages divers nés partout dans le monde, ainsi, on peut observer par exemple un mouvement de défense Wushu (art martial global chinois).pratiqué le plus souvent dans la région cantonaise.

 

Plus particulièrement et totalement au hasard, je m’arrête sur une application Wing Tsun de Kung Fu du premier type de blocage et d’un enchaînement en coup frappé.

 

L’adversaire se présente mal intentionné, vous prenez une position dite « de garde » les deux mains sont ouvertes, l’avant bras gauche est fléchi horizontalement devant votre poitrine.

L’adversaire s’est avancé, il lance inopinément un large coup de poing en crochet du droit, vous vous avancez du pied droit à sa rencontre, parant la frappe à gauche de la main ouverte, pouce vers l’avant-bras agresseur tout en frappant un direct du droit à la mâchoire.

 

L'adversaire enchaînant sur place avec un crochet du gauche, inversez les techniques.

 

Certains enseignent de poursuivre d’un mouvement de rabat de son bras gauche de votre main gauche et de placer un second direct du droit au menton.

 

Tous ces mouvements sont exécutés en gardant le poids du corps sur le pied arrière.

 

 

Mon idée est que le mouvement, comme en karaté, présuppose que votre force de frappe est suffisante pour annihiler l’agresseur, à tout le moins ses mauvaises intentions. L’application jiu-jitsu ne peut laisser place à cette supposition. L’utilisation d’une technique jiu-jitsu en self-défense postule que l’agresseur est physiquement très « capable » et moralement poussé par une intention ferme de vous nuire, il convient donc, non seulement de parer son agression mais de le placer dans une situation telle qu’il ne puisse recommencer.

 

Si Roland Maroteaux en France, et quelques aïkidokas dans le monde se retrouvent fréquemment jambe droite en avant, il est dans la nature habituelle de se défendre sur sa gauche d’une agression venant de la droite de l’adversaire nous faisant face, donc en nous sentant agressés, nous avons pris d’instinct une position de jambe gauche avancée, nous avons bloqué le bras de l’adversaire par un mouvement approprié. Contre un « crochet », je pense que la parade ci-dessus, variante de haishu uke est dangereuse, la position de notre tête pouvant être légèrement décalée vers le poing menaçant du fait de notre prise de position et notre arrêt « léger », je préconise donc un arrêt en contre crochet ou un surpassement du bras de l’agresseur, lequel se retrouverait alors en corps à corps immédiat. L’atémi de défense sera au menton ou aux côtes flottantes selon les positions relatives.

 

Si nous avons toutefois adopté le type de blocage du Wing Tsun, et enchaîné par deux ou trois frappes, il convient de terminer l’action par une neutralisation de l’adversaire, par exemple en le projetant et en l’immobilisant, ou bien d’autres combinaisons.

 

Ce texte a également été publié dans la revues : Kumi Kata en septembre 1989.

 

 

 

 

(à suivre)

 

 

Revenir à la page précédente

Aller à la page suivante

retour à la page d’accueil Jiu-Jitsu