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JU-JUTSU
TECHNIQUES ET
ENTRAINEMENTS
(extraits de JU-JUTSU TECHNIQUES ET
ENTRAINEMENTS, Cdécritures 213 -1989)
(publication des éditions du Budo
Aikokaï)


L’esprit du Ju Jutsu
Toute la différence entre les
sports de combat(s) et le ju-jutsu est que l’on peut pratiquer les coups
interdits ...
Évidemment, non ...
Évidemment ... oui...
Il y a l’entraînement, la
philosophie, l’étude ...
et la self-défense ...
Pas d’amalgame, le ju-jutsu
n’est pas une méthode de self-défense, on utilise le ju-jutsu en self-défense,
ce n’est évidemment pas pareil.
Alors, quant à se défendre,
pourquoi devrait-il y avoir des coups interdits ?
Laissons à ce fameux Jésus la
tentation de tendre la joue gauche.
Mon entraînement de ju-jutsu se
fait en souplesse y compris la partie dont est dérivée le judo, (les
projections). La pratique assidue du ju-jutsu maintient le corps en forme et
permet le travail des articulations jusqu’à un âge avancé.

On (ré)apprendra donc pour commencer
que le JUDO fait partie des JITSU.
(C’est la partie spécifiquement
« gymnique » et plus particulièrement « de projections » de
l’étude globale.
Jitsu : les arts du combat.
Ju = souplesse
Do = voie
Judo
L’art de la souplesse
JU JITSU
Le combat souple
À l’entraînement donc :

Cette anecdote permet de
comprendre que l’art du Jiu-Jitsu est infini et totalement original en ce sens
que l’art nippon est issu de techniques multiples et d’apprentissages divers nés
partout dans le monde, ainsi, on peut observer par exemple un mouvement de
défense Wushu (art martial global chinois).pratiqué le plus souvent dans la région
cantonaise.
Plus particulièrement et
totalement au hasard, je m’arrête sur une application Wing Tsun de Kung Fu du
premier type de blocage et d’un enchaînement en coup frappé.
L’adversaire se présente mal
intentionné, vous prenez une position dite « de garde » les deux
mains sont ouvertes, l’avant bras gauche est fléchi horizontalement devant votre
poitrine.
L’adversaire s’est avancé, il
lance inopinément un large coup de poing en crochet du droit, vous vous avancez
du pied droit à sa rencontre, parant la frappe à gauche de la main ouverte,
pouce vers l’avant-bras agresseur tout en frappant un direct du droit à la
mâchoire.
L'adversaire enchaînant sur
place avec un crochet du gauche, inversez les techniques.
Certains enseignent de
poursuivre d’un mouvement de rabat de son bras gauche de votre main gauche et
de placer un second direct du droit au menton.
Tous ces mouvements sont
exécutés en gardant le poids du corps sur le pied arrière.
Mon idée est que le mouvement,
comme en karaté, présuppose que votre force de frappe est suffisante pour
annihiler l’agresseur, à tout le moins ses mauvaises intentions. L’application
jiu-jitsu ne peut laisser place à cette supposition. L’utilisation d’une
technique jiu-jitsu en self-défense postule que l’agresseur est physiquement
très « capable » et moralement poussé par une intention ferme de vous
nuire, il convient donc, non seulement de parer son agression mais de le placer
dans une situation telle qu’il ne puisse recommencer.
Si Roland Maroteaux en France,
et quelques aïkidokas dans le monde se retrouvent fréquemment jambe droite en
avant, il est dans la nature habituelle de se défendre sur sa gauche d’une
agression venant de la droite de l’adversaire nous faisant face, donc en nous
sentant agressés, nous avons pris d’instinct une position de jambe gauche
avancée, nous avons bloqué le bras de l’adversaire par un mouvement approprié.
Contre un « crochet », je pense que la parade ci-dessus, variante de
haishu uke est dangereuse, la position de notre tête pouvant être légèrement
décalée vers le poing menaçant du fait de notre prise de position et notre
arrêt « léger », je préconise donc un arrêt en contre crochet ou un
surpassement du bras de l’agresseur, lequel se retrouverait alors en corps à
corps immédiat. L’atémi de défense sera au menton ou aux côtes flottantes selon
les positions relatives.
Si nous avons toutefois adopté
le type de blocage du Wing Tsun, et enchaîné par deux ou trois frappes, il
convient de terminer l’action par une neutralisation de l’adversaire, par
exemple en le projetant et en l’immobilisant, ou bien d’autres combinaisons.
Ce texte a également
été publié dans la revues : Kumi Kata en septembre 1989.
(à suivre)
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