On sait comment l’homme s'est mis, à vouloir comprendre le com-ment et le pourquoi de la sexualité, fixer des limites dans ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Aujourd’hui une autre facette de l’hu-manité se révèle à nous et s’applique à la sexualité. L’homme est un animal inventif et créateur. Comment cette créativité s’exerce-t-elle en fonction de la sexualité? Quel mélange explosif peut faire la jonction de l’instinct et de l’intelligence ?
L’HOMME EST CET ANIMAL QUI VEUT COMPRENDRE et qui se pose des questions… et ceci ne se passe pas seulement au niveau universitaire ou dans les sociétés dites évoluées ou encore sur les « lignes ouvertes »ou dans les « courriers du cœur ». La sexualité évidemment n’échappe par à ce besoin de comprendre. Elle a même été l’objet des premières interrogations et des premières tentatives de solution. La variété des réponses à tous ces « pourquoi » et « comment », premiers produits de l’hominisation, est plus émouvante que la somme des vérités qui peuvent s’en dégager. Ce désir de comprendre absolument insatiable (c’est la faim propre à l’être humain) peut se contenter de n’importe quoi plutôt que d’AVOUER son ignorance ou son impuissance devant un phénomène aussi grandiose que la sexualité … quand on va au delà du problème de Viagra et du Mal de tête.
Ce chapitre du site de l’Univers illustré est un activateur de libido, il doit vous conduire le plus sereinement possible aux aventures d’Henri... Lequel fut un grand lecteur de Pierre Louÿs.
· Se mettre du miel entre les jambes pour se faire lécher par un petit chien, c'est permis à la rigueur, mais il est inutile de le lui rendre...
· Si vous branlez votre voisin dans sa serviette, faites-le si discrètement que nul ne s'en aperçoive.
· Si vous découvrez votre femme au lit avec une autre, surtout ne les rejoignez pas, contentez-vous de regarder discrètement.
· Si vous faites de l'équitation auprès d'un beau cavalier et si la selle vous provoque tout à coup une émotion débordante, vous pouvez soupirer : "Ah !... Ah !..." pourvu que vous ajoutiez tout de suite : "C'est pour vous que je le fais, monsieur".
· Si la jeune fille est rousse, c'est bien connu, elle a l'épiderme sucré. Il convient donc de faire l'amour vers les 4 heures de l'après-midi. Pour le goûter ! (et bien non ce n'est pas de Pierre Louÿs, c'est de Guy Bedos, mais c'est le même esprit)
Je n'aime pas à voir l'écolière distraite
Qui se branle en tramway comme elle fait chez soi
Puis se trouble, rougit, baisse le nez, s'arrête
Et dit de l'air le plus ingénu : "C'est pas moi".
Je n'aime pas à voir la suceuse gourmande
Qui sirote le foutre et dit à son amant:
"En reste-t-il encore un peu ? J'en redemande."
Elle peut bien attendre un quart d'heure, vraiment.
Je n'aime pas qu'à table une infante se serve
Trop de piment, puis sorte au milieu du dîner
En disant tout à coup: "Cette sauce m'énerve !
Je vais chercher quelqu'un pour me faire piner."
Je n'aime pas à voir la princesse autrichienne
Qui fait raidir le vit de son grand lévrier
Puis se courbe sous lui pour lui servir de chienne
Avant que l'empereur songe à la marier.
Je n'aime pas à voir une vierge qui tangue
Et qui, touchant du con le vit de son danseur
Soupire: "Oh! non Pas ça ! Je n'aime que la langue.
Si vous voulez saillir, faites signe à ma soeur."
Je n'aime pas à voir la brune secrétaire
Qui suce avec pudeur, affecte un vif émoi
Et se trouble si fort qu'elle crache par terre
En disant: "Oh! pardon ! je me croyais chez moi."
Je n'aime pas qu'un homme aux brutales caresses
Retrousse une trottin debout dans le métro,
Lui foute impudemment sa pine entre les fesses
Et décharge en disant: "Pardon, je bandais trop."
Je n'aime pas à voir la jeune fille amère
Qui dit: "Je me résigne à n'avoir pas d'amant
Mais, depuis dix-huit mois que je gousse ma mère
Je voudrais bien changer de cul, pour un moment."
Je n'aime pas à voir le potache indocile
Lequel, sachant très bien que ce n'est pas permis,
Couche à poil tous les soirs avec sa soeur Lucile
Et dès qu'elle est enceinte, accuse ses amis.
Je n'aime pas les moeurs des îles Philippines
Où l'on voit en public, sur le seuil des maisons
Des filles s'enfiler avec de fausses pines
Dès qu'elles ont vidé les couilles des garçons.
Je n'aime pas à voir, le soir, à Saint-Eustache
La dévote à genoux que j'encule si bien
Et qui me dit: "Monsieur! comme le foutre tache
Finissez dans ma bouche et nul n'en saura rien."
Je n'aime pas à voir la maîtresse du Pape
Qui pour monter en grade et changer de milieu
Coïte avec un Christ en forme de Priape
Et se croit chaque soir la maîtresse de Dieu