A Durban s’est tenue une importante conférence concernant le SIDA.
Je veux savoir où est DURBAN
Il faudrait éviter les confusions habituelles entre les éléments du vivant, les organismes vivants et les groupes ou les écosystèmes qui ne sont pas assimilables à des organismes. Ainsi, les virus ne sont pas vivants bien qu'ils se reproduisent et évoluent (même le mimivirus qui a peut-être constitué le noyau des cellules eucaryotes). Cela n'empêche pas que les virus sont partie intégrante du vivant qui les produit (il n'y a pas de virus en soi sans l'organisme qu'il infecte). C'est la partie externalisée du code génétique et de la régulation des populations, de leur interaction avec le milieu. Le virus n'est pas plus vivant qu'une protéine isolée, c'est le milieu informationnel, l'information circulante entre les organismes récepteurs qui peuvent l'intégrer, un peu comme un livre qui a besoin d'être lu pour reprendre vie et sinon n'est que lettre morte. Ce n'est pas parce que les virus ne sont pas vivants qu'il pourrait y avoir une vie sans virus, sans échanges de gènes, sans régulation démographique. C'est particulièrement net pour les virus marins dont le rôle est considérable puisqu'ils tuent (régulent) 20% de la biomasse par jour ! Il y a aussi des virus qui nous protègent ou participent à notre évolution comme le virus qui permet au placenta de se former. Ils font donc partie intégrante de notre organisme bien qu'ils ne soient pas vivants et nous viennent de l'extérieur.