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Tout à commencé ici : Au petit Paris
Quant aux culottes, il en est beaucoup question  dans les histoires de panties et autres cache-sexe.
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© Xian ,  éditions AEB , Budo Aïkokaï
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Accessoire de séduction pour les uns, simple "linge de dessous" pour les autres, il faut reconnaître que la lingerie féminine évolue à grands pas.

Il existe désormais une trentaine de types de sous-vêtements féminins, du shorty au bustier en passant par les bas et autres porte-jarretelles.

Je me contenterai donc de ne parler ici que d'une seule pièce : la guêpiere.

La guêpière est un sous-vêtement féminin qui regroupe, en une seule pièce de lingerie, les fonctions du bustier (à savoir, soutenir la poitrine) et du porte-jarretelles (des attaches servant à fixer les bas sur les hanches). Néanmoins, elle prend moins appui sur les hanches que le porte-jarretelles.

Bien que les illustrations latérales soient orientées «  full culottes » je parlerai ici, pour la facilité d’écriture, de l’accessoire dit corset, guêpiere, soutien-gorge qui est (sont) parfois trois deux ou une pièces selon les modes et les époques, voire les pays.


L'histoire du corset débute semble-t-il vers l’an 2500 avant l’ère chrétienne.
Il s’agit d’un linge de dessous soutenant les poitrines à leur base. Obsédés par l'harmonie, les Grecs s'opposent à l'idée du sein tombant, comme les Romains dont les fascia emprisonnent les seins essentiellement pour freiner leur croissance, cédant la place, si nécessaire, au mamillare, soutien-gorge de cuir mou chargé d'écraser la poitrine des matrones. La vie des femmes ne devait pas être plus facile dans l’Antiquité classique qu’au Xxème siècle.
La chute de l'Empire romain et les grandes invasions celtes et germaniques redonnent au buste féminin toute sa liberté.

Alors, survient en Europe le Moyen-âge ...  avec la mode des vêtements moulants, finie la liberté : taillé près du corps, lacé, le corsage enserre le buste comme une armure. Les vêtements étranglent à nouveau une poitrine que le puritanisme catholico-tourmenté préfère effacer .

Le temps passe ... nouveau bouleversement : montrer la naissance des seins est chose permise, sinon souhaitée. Même si certains prédicateurs et le clergé s'en offusquent, les seins sont dressés, mis en évidence.
L'attitude redevient vertueuse sous Charles-Quint. Les femmes sont captives de robes sombres fermées jusque sous le menton et se voient forcées de réenfiler le fameux corset.

Le cardinal Mazarin ira jusqu'à rendre, en 1654 et 1656, deux édits contre les passementeries et les éléments de la toilette féminine. L'abbé Jacques Boileau, frère de Nicolas, publie De l'Abus des Nudités de Gorge, charge violente contre les femmes décolletées. L'intolérance menace.

La réaction viendra d'abord de la Régence. Finies les polémiques autour de la gorge. Les discours libertins les remplacent, et si le corset reste d'actualité, des baleines plus souples et plus nombreuses contribuent à le rendre moins contraignant, les décolletés refleurissent.
Tout de même, les corsets à baleine ne franchiront que rarement le milieu de la noblesse. En effet, à la campagne, les femmes de condition modeste y ont depuis longtemps renoncé, leur préférant le corselet lacé, pas trop serré, qu'elles enfilent sur leur jupe et leur chemise afin qu'il n'entrave pas leurs activités.

Jugé trop contraignant, le corset s’accommode mal avec la garçonne des années folles.

Quand arrive la Première Guerre Mondiale, les femmes troquent l'ancien corset pour un modèle plus commode, plus pragmatique : les bourgeoises troquent leur corset contre une gaine, plus souple, donc plus facile à enfiler, où les baleines sont remplacées par des ressorts caoutchoutés. Le corset ne s'en remettra pas, définitivement sacrifié sur l'autel de la commodité.

Exit donc assez définitivement (?) le corset au profit du soutien-gorge.
Les modes de vie ont changé, la femme a troqué la jupe pour le pantalon, on a même un moment pensé que les soutien allait lui-aussi disparaître.