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Yvette
Maudet
Feuilleton en cours de publication |
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LIENS Informations générales Selon Microsoft
Autres informations Blogonaize 2008 Il trépigne
avant de trépasser Truc
quotidien à voir ? (Adresse découverte par Marianne B.) ...
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On
se rappelle que « Yvette Maudet » fait partie de la saga des Henri
et plus particulièrement de celle de Ketje Henri, un echte brussleer. On
se rappelle que « Yvette Maudet » est une publication morcelée
paraissant électroniquement à plusieurs endroits, en particulier
ici (chez Ketje) et
sur le site Xianhenri où
de nombreux lecteurs sont des « petits nouveaux » par rapport aux
« anciens » qui depuis 2003 tentent de savoir qui est Henri, qui
est Xian, personnages obliques au sexe indéterminé. Le
communiqué de la rédac'chef tombe donc bien à point pour beaucoup : La
plupart des lecteurs qui entrent dans le monde d’ Henri se perdent dans les
histoires et les personnages. On ne saura jamais si cela est voulu par
Charles Lauter qui est l’inénarrable raconteur des aventures desdits
personnages. Pour
en arriver à une vitesse de croisière honnête, la rédac'chef a demandé aux
nègres de bien vouloir, avant tout autre chose, repréciser, pour chaque
feuilleton et livres annoncés, parus ou à paraître, le script de base, le nom
des personnages et une certaine idée du genre auquel il faut s’attendre. On
pourrait dire, en résumé, que les histoires seront dites ainsi : Le
générique, le script, l’histoire, la critique, les commentaires, la
biographie ad’hoc, les repères bibliographiques ou artistiques, les termes
propres à l’écriture bardamesque, la publication en format e-book ou pdf de
l’ouvrage complet. Nous allons donc construire notre feuilleton ensemble ... Production AEB Un texte de Charles Lauter inspiré par Damwa et Georges Simenon
Le
script ... Je
n’écris pas de scénarii pour la rédaction des feuilletons. J’improvise au fur
et à mesure de l’écriture et de la première publication quotidienne. Cette
improvisation est le fruit d’un travail intérieur et d’une symbiose avec la
communication extérieure au moment de l’écriture, ce qui suppose beaucoup
plus de concentration que la lecture en donne l’air. En
fait, je ne raconte pas seulement une histoire quand je vous écris un
feuilleton, je fais un véritable roman que je rêve quand je me lève, quand je
bois mon premier café, quand je suis aux aurores devant mon clavier, c’est
alors que les images viennent, que les mots s’enchaînent, puis, je déjeune et
je parle, je lis, je vis, C’est
avec vous. Parfois,
c’est très ambitieux, c’est le cas d’Yvette Maudet qui succède à la petite
Némo sur le blog Ketje Henri,
puisque ici doivent s’écrire des lignes d’histoires vraies mais peu connues
de la grande Histoire de ma grand’ville et des traces de pluie simenonienne,
Yvette étant directement l’improbable Brigitte qui séduisit Maître Gobillot. Sur
le plan de la recherche, il n’y a rien de spécial, il y a longtemps que j’ai
percé le secret des fritkot’ et des bintjes mais, en ce qui concerne
Bruxelles, il faut savoir que cette ville a réellement un passé peu ordinaire
et méconnu, l’histoire de ces gens-là ne commence pas dans un marécage. Qui
aurait voulu habiter les pieds dans l’eau ? Existe-t-il une communauté
bruxelloise ? BHV m’offrira-t-il une foreuse percuteuse comme du temps
de Pierre Bellemare ? Enclin
aux compromis, les Bruxellois étaient champions de la moyenne mesure qui
permet de vivre bien ... les nouveaux-venus, du Sud de l’Italie, du Nord du
Maghreb qui peuplent des quartiers entiers de la ville sauront-ils reprendre
le flambeau de ‘tSerclaes. Et
alors, Yvette, dans tout cela ... ? Yvette
est un personnage, parfois odieux, parfois attachant, une personne entière
qui découvre que pour vivre dans la société capitaliste d’aujourd’hui, on est
forcé à quelque niveau que ce soit, à tous les échelons, de se prostituer
d’une manière ou d’une autre : au plus soft, vivre selon des règles qui
rappellent tout de même de près celles de la prostitution. Yvette,
ce n’est pas un roman, ce n’est pas une histoire, c’est peut-être le pendant
féminin d’Henri, Yvette c’est le feuilleton de l’an huit, c’est la frite
belge et l’économie du pétrole, la guerre d’Irak et le Kosovo, oui, il faut
tout mettre dans un récit puisque ce récit raconte la vie. On trouvera dans
les réflexions gamines, des profondeurs, des remarques sur la dame qui trompe
son mari et le dopage des cyclistes, toutes questions qui renvoient au
quotidien. Où
va notre civilisation est une bonne question, la réponse se trouve dans nos
comportements, pas dans ceux des autres. Yvette
... je n’ai pas de proposition morale à faire mais je peux tenter de montrer
et donc de faire comprendre les phénomènes individuels qui deviennent
collectifs ... ce n’est pas à moi de tenter de les contourner, contraindre,
punir ou renforcer. Yvette n’est jamais qu’un maillon, un chaînon ... Mon
regard porte sur aliénation asservissement absence de liberté ... sur des
stupeurs qui me prennent quand la commune de Stavelot organise une exposition
à la gloire de Che Guevara, tueur, assassin, bandit, tyran, ewarré illuminé,
étrangleur, égorgeur, criminel ... Il
est vrai que tous les grands de ce genre ont toujours passionné les foules. Yvette
Maudet ce devrait être le regard de cette provinciale qui d’étonnements en
coups durs, de petits bonheurs en grandes gifles regarde les couches de la
société qu’elle fréquente, depuis le manœuvre de cour jusqu’à l’électricien
de quartier, depuis la boulangère jusqu’à la banquière, on dirait,
pense-t-elle, que tous ces gens n’aiment plus ce qu’ils font, n’aiment pas ce
qu’ils font, se demandent pourquoi ils vivent. Négation d’existentialisme ?
On dirait des zombies totalement indépendants de leurs actes. Ils veulent
quoi ? On dirait qu’ils n’aspirent même plus à la bagnole pour aller à
la mer... bientôt la route de la mer sera si encombrée que personne n’y
arrivera. Le bord de mer ... pourquoi croient-ils que c’est la
liberté ? On ne peut même plus
promener son chien, se baigner où on le pense, courir n’importe comment. Il
faut être milliardaire, aujourd’hui pour avoir un bout de mer libre.
Là,
je vais partir en vacances et revenir en mi janvier mais avant cela, il faut
que je vous dise, ayant lu les aventures de Jean-Luc et des chaises, je me
suis dit que les miennes déparaient dans mon intérieur coquet, je me suis
donc précipitée chez un grand magasin spécialisé sans me rendre compte de la
galère que cela allait amener... faire apporter ce bataclan, pas simple, le
faire monter au deuxième, moins facile, lire les notices : quasi la
nuit ! Je
monte la première, tranquille, à l'aise Blaise, je me sur-épate sur ce coup,
je me trouve super hyper géniale... Non mé, extra ! J'suis contente de moi,
Presque le pied complet. Je
monte la deuxième tout aussi tranquille facile que j'ai assemblé la première. Je
m'assieds sur la deuxième pour contempler la première. C’est le choc en
pleine poire ! De
ma deuxième belle chaise dont j'apprécie tout le confort, je me
susurre : je suis mieux assise sur la seconde que sur l’autre que
j’avais essayée précédemment, y aurait-il un nœud ? De
prime abord, j'vois rien qui cloche... Puis,
comme une pêche dans l'oeil, je réalise qu’il y a un p'tit problème de pieds
à la première chaise... y sont pas comme ceux de la deuxième ! Vu que je me
suis baissée à fond pour tout observer. Y
se sont trompés à la fabrique, ils sont des connards de livreurs qui ont
interverti des paquets, le colisage laisse à désirer ! J'suis dégoûtée
de chez dégoûtée je me dis que j'ai vraiment la maldonne, comme d'hab ! Une
vraie minute d’attention et un geste rapide pour rengainer le mobile déjà
trésonnant, je réalise que le travail dans la patate avec le Ketje ne m’a pas
arrangée, c'est la bièsse (ô qu'elle est bièsse hein) fille qui a assemblé la
première chaise qui a mal monté les pieds...une pauvre cloche c'te fille hein
! Sur
ce, salut les copains, je reviens le quatorze janvier, mais où k’elle va
s’écrie un ami de passage : Je vais zau Chili là oùsque Mlle M est allée
il y a deux ans ... Chacun
son tour. Moi
aussi, je sais faire du cheval. Janvier
2008 Ce
qui est dit est dit, il est donc nécessaire de vous raconter désormais mon
histoire, mon histoire, cela va se savoir comme s’exclame résolument un
animateur de téléréalité théâtrale. Donc,
j’ai adopté un chat parce que le proprio a écrit dans l’entrée, en-bas :
« Chiens
et mendiants s’abstenir » Comme
il n’avait pas de nom, c’te biesse ne sait dire que Miauw, comme je l’ai vu
reluquer le steak dans mon assiette avec plaisir et babines retroussées, je
lui ai dit qu’il s’appellerait Chateaubriand. C’est
mon côté littéraire qui refait surface, cela aide de temps à autres à ne pas
péter les plomb, parce qu’il faut que je vous dise, quand j'pète un plomb,
putain j'pète un plomb ! (c'est une chanson hein!) (« putain », ça fait
moins littéraire, cela me remet le nez au milieu du visage !) Alors,
alors, alors... Hier,
un lundi dans la grisaille de janvier, j'ai super-méga-hypra mal dormi... et
le zozo des péetté m’a pporté une facture pour le remplacement des vitres :
351,81euros... [1] Devant
le miroir, j’ai constaté l’arrivée d’un nouveau pustule (n'ayons pas peur des
mots) qui pèle d’ailleurs aujourd’hui... Et
à l'horizon...y'a rien d'bien qui s'annonce....à part vendredi...mais l'est
encore loin... de plus, vous allez rire ! n’osez pas ! J’avais
écrit un texte du tonnerre de deus amadeus mais quand je voulu le publier (on
dit « éditer, pour faire jeune branchée), ce condordi m'a foutu un
royal-plantage... J'ai
pas eu le coeur à réécrire ! J'vous
disais racontais juste ma pandémie de p'tits boutons, sur la joue droite et
mes démêlés avec le pharmacien qui ne veut pas me placer sur le chemin de la
guérison et qui ne fait que me dire de pas chipoter à mes boutons. Je
tripote ce que je veux, non ? Donc
hier fut une journée assez peu encourageante, encore un peu je me croyais
revenue au bon temps du terril de Blanche borne. Merdique me semble le
bon terme ! Tout
de même, j’ai eu un battement de cœur spécialisé, merci à ma copine Danone
qui m’a mailé un montage sur les bienfaits que procure une vie sexuelle bien
remplie et efficace...l'un de ces bienfaits est « de ne plus avoir de
boutons » et à Dany qui m’a téléphoné plusieurs fois même que j’ai dû
couper quand Ketje est entré, il n’avait pas l’air heureux pourtant, il a la
frite pour le moment, les affaires d’entre les fêtes, on a vendu des patates
en tous genres, même en chemise, c’est tout dire ! Un
peu plus tard, il était quoi, un rien après le bouillon, j’ai reçu un sms de
Danone qui me dit « je passe devant vot’ bureau, viens déjeuner avec
moi ». Je
lis, le tram passe, je sors la tête par la fenêtre mais je ne vois
personne... Il
y a dû y avoir une erreur d’aiguillage.
J’ai été d’une humeur massacrante toute la journée mais maintenant, je
fume, je fume, même qu’on peut en mourir et je m’en fiche, je vais sortir,
d’abord, je vais dans le bain, la salle de bains, il y a de l’eau chaude
désormais, vous ai-je raconté mes avatars de salle de bains , et après, Dany
passe me prendre... Il
me prends et puis on va au resto... Un
Turc de ses connaissances, chaussée de Ninove. Février
2008 Là,
Février s’est presqu’écoulé et je ne suis même pas venue vous dire bonjour, c’est
affreux hein ! Mais faut que j’ose vous dire, vers la fin janvier, il y
a eu une petite fête au bureau et il y avait ce jeune représentant de
chez Broze et Clackwelle, vous savez,
les sauces ... un de nos fournisseurs. Depuis
longtemps ce gaillard me plaisait, me séduisait mais je ne tombais jamais
dans ses beaux bras musclés, et bien, je suis tombée dedans ! En
tant qu’amie. Oui c’est étrange (lol). On s’adore, on est très proche, on se
fait la bise, on rigole, il m’emmène à des soirées, on se rappelle très bien
nos anciennes soirées genre estudiantines où il courrait un peu les filles
qui s’esquivaient et où moi je pensais aux poètes et aux princes charmants en
écoutant les baratineurs, et puis, il me prend dans ses bras, me protège, me
défend, m’invite, fait tout pour que je sois à l’aise, partout, je le
comprend sur sa façon de voir les choses avec les filles, la peur de
s’engager, il me présente ses amis, m’embrasse dans le cou, et puis on …
enfin vous voyez. Mars
2008 Le
prix de la pomme de terre ne cesse d’augmenter, que font les pouvoirs
publics ? Avril
2008 La
Bintje devient un placement boursier, Ketje, (c’est mon patron) raconte à
tout le monde comment sa fortune va s’agrandir et que même avec les fanes, on
va faire de l’agrocarburant moins polluant. Mai
2008 Ascension
et fête du travail : double congé et super fiesta. Depuis trois semaines
je suis envahie par le spam de Charline qui m’annonce le bal avec Elio
Laurette Philippe Charles et les autres Maricon. P’tain,
on est d’jà le 5 et j’ma fait un torticolis que tu t’demandes pourquoi qu’y a
un s, sans doute paske les vertèbres se cramouillent, c’est rigolo mais j’ai
mal hein ! Bon,
là le super long wikenne est terminada et la recherche de nouveaux clients
est amorcée. P’tain, j’ai mal, foutu fauteuil dans lequel je me suis endormie
hier soir, ça tombe bien, imaginez que c’eut tété verdi, je passais l’enfer à
domicile pis que Carolo contre Zwijnaarde (z’ont perdu, c’est bien fait pour
eux, tous des cons). Dons,
je m’ai massé ma belle épaule gauche qui est maintenant sous pommade camphrée
que j’ai l’air exilée de l’hospice alors que le p’tit délégué de chez
Mabelpatat passe aujourd’hui. L’es
trop beau, Dany va être jaloux et les sottes du bureau d’acoté ( Cheval et
Mado vont enrager. Et
vous mes amis lecteurs, vous allez être très gentils paske je ne vais pas
pouvoir écrire plus, ça fé bien mal ! faut compatir hein ! Si
mais, enfin quoi, oui, j’aime Dany et je lis Xian
dans le texte et je voudrais signaler que ceux qui passent ici peuvent
laisser des coms, y a plein d’place et que ceux qui veulent comprend’ la
politique et les faits divers peuvent passer chez Acide. J’voulais
dire ossi que c’t’aprem je vais me pavaner genre Pretty Woman" (ouais,
pour faire baver toutes les pétasses du coin avec plein de sacs en
plastique qu’on peut plus avoir dans les supermarché mais qu’on te refile
encore si t’achète des belles fringues horriblement chères). Je
disais j’aime Dany et c’est fort ennuyeux puisqu’il a encore fait des
siennes, fé toutl’tant ! Y m’a crue sur parole, le con diacre, j’y avais
dit : Si
jamais, tu devais te retrouver à Jamioulx sois certain que je viendrais te
voir et qu'ensemble nous ferons le tour des zilluminations... Là,
c'est pas chouette ça !? On
verra des tas de p'tites loupiottes comme ça, des tas et partout... Mwa
je dis que c'est top chouette, en fait ! :)) Et
v’là qu’il est recherché par la flicaille, ça ne m’impressionne pas trop,
dans not’ bô pays, tu peux même faire en casse en 4x4 chez carrouf,
parviennent pas encore à t’éplingler. La
spécialité du Ketje :
C’est
pas tout ça faut assumer et pour assumer faut bosser. Voire plus, tu dois
optimiser qui m’a dit Ketje en partant à un séminaire des marchands de
patates. Vrai, la patate a la frite comme tous les produits alimentaires,
paraît même qu’on est foutu, on mange trop ! Optimiser,
c’est son nouveau mot, à Ketje. Optimal toi qu’il me dit, ou encore, on va se
mettre à l’optimum qu’il me dit en parlant des rangements du stock. Optimum
et optima, c’est pas du chinois, c’est du latin, eh ! t’ention hein, moi
j’ai latinisé à Gosselies au couvent des Marie du Sacré cœur lorsque j’avais
quinze ans, hein ! J’en connais un bout mais optimiser reste un peu
truqueur surtout quand on sait que le vieux CD Rom Languages of the
World ne reconnaît optimiser que comme
mot français, il n’en trouve aucune traduction en aucune langues qu’il
décline : anglais, allemand, espagnol, italien, hollandais, japonais,
chinois, norvégien, danois, finnois, suédois.). Problème de sens ? Enfin,
je vais lui faire plaisir, j’optimise et aujourd’hui nous ferons les
livraisons prévues pour lundi dernier. Ça gaze ! Paraît qu’au BHV on ne gagne plus de foreuse, mais c’est un
autre jeu aussi ... Dany se tient toujours contre la fenêtre mi-ouverte, le temps
est beau, comment se fait-il ? Nous n’y sommes plus habitué, il est
rentré cette nuit, je ne sais d’où, il me parle de loups et de chacals. Les chacals s'en vont, ajoute-t-il en fermant la croisée, en
se tenant derrière le rideau, un store flou que j’ai eu du mal a placer, va
pas m’labimer tout de même ! Ah ces hommes ! Je luis demande ce que sont les loups et les chacals, mais il
ne répond pas vraiment, je viens contre lui, je le touche à la cuisse, il est
nu, mon bonhomme est nu et je n’ose lui dire : Partons. Mais je n’ose, je n’oserais, il y a Ketje qui va m’attendre. Allons ailleurs, il y a des endroits mieux, aurais-je pu lui
dire, mais je ne suis pas certaine que Dany sache ces choses-là. Pourquoi
suis-je tombé amoureuse de lui ? Il faudra que je demande à Chev@l J’embrasse d'un geste large le plafond, les murs, le plancher,
la fenêtre fermée, le rideau de la douche, ah oui, la douche quotidienne
préconisée par Virginie, l’égérie santé de Xian ... . Allez hop ! Tous à la campagne, je veux dire, c’est
l’heure, le métro pour aller vers la place à piquet. Sur laquelle il y a un
beau bâtiment, ça faut le dire, y a pas plus Versailles que les socialos. Je
m’insère dans le plan « métro, boulot, dodo » pour aller bosser puis en
revenir après une looooongue journée de travail. Pourquoi cela existe, le
métro, je veux dire le boulot ... Tout est à reprendre, depuis le départ, et vite, sinon un de
ces matins nous serons submergé par ces bâtards ! Je me prends pour Ève dis-donc ! J’te raconte un truc à la con, dans mon patelin, c’était jour
sans voiture, qu’est ce tu veux foutre sans bagnole ? Alors j’me suis
dit, je vais à l’étranger, cela me changera des étrangers qui sont dans ma
ville, d’autant plus que v’la t’y pas qu’y zon trouvé un Mahomet foulé aux
pieds à Termonde qu’on es td’jà obligé d’appeler cela Dendermonde, pour fout
le bordel et la mouise, y a pas que les biroutin ... j’suis même tombée
mieux, j’ai été dans London, celui de Petula. Proutt hein ! Même tabac les amiches ! J’te raconte,
Les transports publics de la capitale britannique ont refusé d’afficher une
publicité pour expo de peinture présentant une Vénus nue 16ème siècle.
L'affiche faisait partie d'une campagne publicitaire pour une
exposition à l'Académie royale des Beaux-arts de Londres consacrée au peintre
et graveur allemand Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553), qui s'ouvre en mars.
A l'appui de sa décision, London Underground a cité son règlement en matière
d'affichage, qui bannit toute publicité "montrant des hommes, des femmes
ou des enfants d'une façon sexualisée, ou montrant des corps à moitié ou
totalement dénudés dans un contexte ouvertement sexuel". "Des millions de personnes empruntent le métro chaque
jour et ils n'ont pas d'autre choix que de voir les publicités
affichées", a expliqué un porte-parole de Transport for London,
l'organisme gérant les transports en commun de la capitale britannique.
"Nous devons tenir compte de toutes les catégories de voyageurs et
essayer de ne pas les choquer avec les publicités affichées". "Cette décision est parfaitement débile", s'est
insurgé le président de la commission de la Culture et des Médias à la
chambre des Communes, John Whittingdale. Le tableau "a été peint il y a
environ 500 ans", a-t-il poursuivi. "Il est impensable que ce tableau
classique puisse choquer. Il est ridicule que de nos jours on ne puisse pas
faire une affiche avec un tableau vieux de 500 ans". Moi je dis que la bonne vieille terre est en marche vers sa
totale autodestruction, c’est le moment de se dire qu’il faut bosser ce mardi
car que faire sans le travail, aie. Ou plutôt aï bien connu des
cruciverbistes et autres scrabblemaniaques. Aï chacun le sait est le nom
vulgaire du mammifère bradype dit autrement paresseux. V’là l retour à la frite et à se demander quand arrive juillet
que c’est le prochain jour de congé que j’aurai. Dany est parti avec des
« copains » en Sicile, pour affaires, je suis recélibataire
dis-donc ! Cela me paraît un signe ostentatoire de çui qui ne veut pas
trop une vie couplée ça, non , Vous en pensez quoi vous ôt ? Ostensiblement ostentatoire ce geste d’indépendance de mwa. Djwèdi par ci c’est encore du beau temps que je passe dans ce
bureau tandis que mon patron vogue ici et là à voir dans les stations balnéaires
comment se porte la patate. Et cela m’ennuie un peu paske fô que je déménage, je vous l’ai
pas dit, mais j’en ai marre de ce quartier pourri de la Vaillance et j’ai en
vue un petit logement coquet côté campagne verdoyante. Jé déménagé des tas, des tas, des tas de fois... Je surprends toujours beaucoup par ma capacité à porter des
trucs très lourds... vré de vré. Jé de la force. Wouèye, suis limite Frida Oumpapa...(juste rapport à la force
hein, le reste...c’est courbé juste comme il faut enfin, pas trop sur le
dessus, enfin bon quoi on n’est pas là pour ma plastique.) Et l'emballage ! Parlons-en de l'emballage ! Mwa j'emballe à
tout va ! J'emballe de façon intelligente, c'est le smart-emballage en fait ! Je te coince tout. Rien ne bouge. Tout est parfaitement tenu
par tout, c'qui fait que rien ne se casse. Je vé t'expédier ce déménagement, mon nami, vite fait et bien
fait. Alors que d’autres sont encore aux études, Justine arrête de
travailler, elle a gagné ce que me payerait Ketje en mille ans de boulot dans
ce pourri bureau. Paraît que ça aide à se ressourcer. M’est avis que mon Dany
est en train de se ressourcer aussi. J’ai relu ça : Albert
commença à courir les filles du village puis celles de la ville pour leurs
seins et leurs fesses. Pilou,
c'est la file de Maria, et comme sa mère, elle est vivante, éclaboussante,
impertinente. Elle a des cheveux brun-foncé, assez frisés et rebelles et elle
a une belle poitrine que tout le monde voudrait regarder, toucher, embrasser. J’ai trouvé cette histoire chouette, j’espère que Xian mettra
la suite en ligne bientôt. Pour tout dire, je relis des tas de trucs et comme je pars en
vacances pour toute la période estivale, j’emporte tout ce fatras du site Xianhenri avec moi. Y a eu les vacances, puis il y a eu du bon et du mauvais
temps, le temps le temps et rien d’autre… Nous sommes en 2009. Elle a la petite trentaine, c'est une jeune femme
moderne châtain clair, yeux bleus verts, taille fine très petits seins fesses
rondes et rebondies, jambes assez longues, se tient droite, doigts
généralement soignés, bonne denture ainsi aurait commencé un roman à tendance
anthropologique de Conan Doyle. En réalité, tout cela est parfait mais
désormais, on ne situe plus un personnage de cette manière, on dit : Je m’appelle Yvette, les copains d’enfance que j’ai re-rencontrés sur le
Net me surnomment Twature parce que je commence toutes mes phrases,
disent-ils, par « Toi, tu … ». certains d’entre vous m’ont vue
lorsque de temps à autres j’allais faire mes courses ou celles de mon boss,
le Ketje, un nain dépendant qui vendaient des patates aux marchands de frites
et aux autres restaurateurs de la grand’ville. Maintenant, je fourgonne chez un autre loerik que ses copains appellent
aussi Ketje, oui, Félicie aussi. Nous, enfin, lui, a installé un bureau dans une petite maison près du
pont du canal ce qui en fait un
endroit idéal pour son commerce, il dit qu’il est négociant en poteries et
graviers, quand je me suis présentée pour la place, je ne savais pas du tout
ce que cela voulait dire, il faudra que je vous explique. Quoi de neuf à part la nouvelle année ? Mon chien a été écrasé par
le tram 33, ma chatte est foutue le camp avec un kador qui miaulait à tout
casser, je travaille quatre jours par semaine, de six heures à trois heures,
j’avais osé dire que c’étaient pas des heures de chrétiens, le Ketje m’a
vertement rabrouée : Au bas de la rue Marie-Christine, des chrétiens, tu sors d’où,
Twature ? Il savait déjà qu’on m’appelait comme ça. Donc, je fais des courses et
des factures, du café et je porte des sous à la banque quand un client paye
avec du cash vu qu’ici, ils turbinent tous en noir. Je m’amuse bien, je reçois les représentants des fournisseurs et je leur
sors le grand jeu pour avoir des rabais, c’est Ketje qui me l’a conseillé, il
dit : « Tu bosses, tu gagnes, tu rabats les prix d’achat, tu accumules
des points pour des congés supplémentaires. C’est sa philosophie, ça
fonctionne pareil avec Momo, le magasinier, avec Jeanjean, un menuisier qui
fait des petits travaux pour nous et madame Pizza qui est la comptable qui ne
travaille que les matins. J’oubliais Eusebio, mais c’est express, je n’aime
pas trop en parler, cela rendrait jaloux mon petit ami, qui … Qui est en cavale ou en taule en France pour le moment, c’est vrai j’ai
des mauvaises fréquentations. Faudra que je vous raconte tout ça mais je ne peux pas me permettre de
mobiliser l’ordi après huit heures vu que c’est « professionnel »,
ici, dit Ketje, nous sommes des pros, tu comprends ça poulette ? Voilà pour l’ambiance de ce début 2009. La suite de cette aventure se retrouve en page
Twature On peut également lire certains épisodes chez Ketje Blog |
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