ketje 

Yvette Maudet

Feuilleton en cours de publication

Générique

 

 

 

Je n’ai pas 18 ans !

 

 

LIENS

Informations générales

Selon Microsoft

Selon Belgacom

Simplement

Infos par vous-mêmes

 

Autres informations

Art et design

Art martial

Astuces

Blogonaize

Blogonaize 2008

Café daily lama

Cdécritures

Chimères

Économie

Femme actuelle

Forum

Glouglou

Gourmandises

Henri

Histoires

Il trépigne avant de trépasser

Informatique

Le carnet d'Isa

Liens

Mister Hyde, enfin, presque

Montre pour femme

Montre pour homme

Notre terre

Photorama du café du matin

Photos

Pipelette

Prof

Ptis Miquets

Sciences

Space Opéra

Techniques

Téléchargements

Temps réel

Votre santé

Truc quotidien à voir ? (Adresse découverte par Marianne B.) ...

www.1jour-1truc.com

 

 

 

On se rappelle que « Yvette Maudet » fait partie de la saga des Henri et plus particulièrement de celle de Ketje Henri, un echte brussleer.

On se rappelle que « Yvette Maudet » est une publication morcelée paraissant électroniquement à plusieurs endroits, en particulier ici (chez Ketje) et sur le site Xianhenri où de nombreux lecteurs sont des « petits nouveaux » par rapport aux « anciens » qui depuis 2003 tentent de savoir qui est Henri, qui est Xian, personnages obliques au sexe indéterminé.

Le communiqué de la rédac'chef tombe donc bien à point pour beaucoup :

 

La plupart des lecteurs qui entrent dans le monde d’ Henri se perdent dans les histoires et les personnages. On ne saura jamais si cela est voulu par Charles Lauter qui est l’inénarrable raconteur des aventures desdits personnages.

Pour en arriver à une vitesse de croisière honnête, la rédac'chef a demandé aux nègres de bien vouloir, avant tout autre chose, repréciser, pour chaque feuilleton et livres annoncés, parus ou à paraître, le script de base, le nom des personnages et une certaine idée du genre auquel il faut s’attendre.

 

On pourrait dire, en résumé, que les histoires seront dites ainsi :

Le générique, le script, l’histoire, la critique, les commentaires, la biographie ad’hoc, les repères bibliographiques ou artistiques, les termes propres à l’écriture bardamesque, la publication en format e-book ou pdf de l’ouvrage complet.

Nous allons donc construire notre feuilleton ensemble ...

 

Commençons par le générique.

 

Production AEB

Un texte de Charles Lauter inspiré par Damwa et Georges Simenon

 

 

 

 

 

Yvette Maudet

 

 

 

Secrétaire

Jeune femme moderne tee-shirt pantalon bottes venue de la Caroloringie pour habiter la cité des mauvais blancs.

Aime les bons vins autant que les chocolats.

 

Ketje Henri

 

 

Directeur du KUL

Bruxellois natif, passionné par l’histoire de sa grand’ville, il est souvent absent et laisse le bureau aux mains manucurées d’Yvette.

KUL

Société spécialisée dans la vente de pommes de terre format « Fritkot »

Bureau à Saint Gilles, entrepôt dans la zone du canal.

Marc

Contremaître à la KUL

 

Luc

Homme de cour, manœuvre, gast

Originaire de Bomal sur Ourthe, ce qui est sans importance pour l’histoire mais nous apprend que ce village existe.

Danone

Secrétaire virée de partout

Se console à coup de bifidus actif

Mado et Chev@l

Secrétaires comparses

Travaillent parfois ici et là, le moins souvent possible.

Mohamed

Ouvrier immigré

Né à Tongeren, venu vivre à la capitale.

Johnny Bauvin

Comptable

Lunettes, cravate.

Dany

C’est quelqu’un

Il est beau il sent le sable chaud

 

 

Le script ...

 

Je n’écris pas de scénarii pour la rédaction des feuilletons. J’improvise au fur et à mesure de l’écriture et de la première publication quotidienne. Cette improvisation est le fruit d’un travail intérieur et d’une symbiose avec la communication extérieure au moment de l’écriture, ce qui suppose beaucoup plus de concentration que la lecture en donne l’air.

En fait, je ne raconte pas seulement une histoire quand je vous écris un feuilleton, je fais un véritable roman que je rêve quand je me lève, quand je bois mon premier café, quand je suis aux aurores devant mon clavier, c’est alors que les images viennent, que les mots s’enchaînent, puis, je déjeune et je parle, je lis, je vis,

C’est avec vous.

Parfois, c’est très ambitieux, c’est le cas d’Yvette Maudet qui succède à la petite Némo sur le blog Ketje Henri, puisque ici doivent s’écrire des lignes d’histoires vraies mais peu connues de la grande Histoire de ma grand’ville et des traces de pluie simenonienne, Yvette étant directement l’improbable Brigitte qui séduisit Maître Gobillot.

Sur le plan de la recherche, il n’y a rien de spécial, il y a longtemps que j’ai percé le secret des fritkot’ et des bintjes mais, en ce qui concerne Bruxelles, il faut savoir que cette ville a réellement un passé peu ordinaire et méconnu, l’histoire de ces gens-là ne commence pas dans un marécage. Qui aurait voulu habiter les pieds dans l’eau ? Existe-t-il une communauté bruxelloise ? BHV m’offrira-t-il une foreuse percuteuse comme du temps de Pierre Bellemare ? 

Enclin aux compromis, les Bruxellois étaient champions de la moyenne mesure qui permet de vivre bien ... les nouveaux-venus, du Sud de l’Italie, du Nord du Maghreb qui peuplent des quartiers entiers de la ville sauront-ils reprendre le flambeau de ‘tSerclaes.

Et alors, Yvette, dans tout cela ... ?

 

 

Yvette est un personnage, parfois odieux, parfois attachant, une personne entière qui découvre que pour vivre dans la société capitaliste d’aujourd’hui, on est forcé à quelque niveau que ce soit, à tous les échelons, de se prostituer d’une manière ou d’une autre : au plus soft, vivre selon des règles qui rappellent tout de même de près celles de la prostitution.

 

Yvette, ce n’est pas un roman, ce n’est pas une histoire, c’est peut-être le pendant féminin d’Henri, Yvette c’est le feuilleton de l’an huit, c’est la frite belge et l’économie du pétrole, la guerre d’Irak et le Kosovo, oui, il faut tout mettre dans un récit puisque ce récit raconte la vie. On trouvera dans les réflexions gamines, des profondeurs, des remarques sur la dame qui trompe son mari et le dopage des cyclistes, toutes questions qui renvoient au quotidien.

 

Où va notre civilisation est une bonne question, la réponse se trouve dans nos comportements, pas dans ceux des autres.

Yvette ... je n’ai pas de proposition morale à faire mais je peux tenter de montrer et donc de faire comprendre les phénomènes individuels qui deviennent collectifs ... ce n’est pas à moi de tenter de les contourner, contraindre, punir ou renforcer. Yvette n’est jamais qu’un maillon, un chaînon ...

Mon regard porte sur aliénation asservissement absence de liberté ... sur des stupeurs qui me prennent quand la commune de Stavelot organise une exposition à la gloire de Che Guevara, tueur, assassin, bandit, tyran, ewarré illuminé, étrangleur, égorgeur, criminel ...

Il est vrai que tous les grands de ce genre ont toujours passionné les foules.

 

 

 

Yvette Maudet ce devrait être le regard de cette provinciale qui d’étonnements en coups durs, de petits bonheurs en grandes gifles regarde les couches de la société qu’elle fréquente, depuis le manœuvre de cour jusqu’à l’électricien de quartier, depuis la boulangère jusqu’à la banquière, on dirait, pense-t-elle, que tous ces gens n’aiment plus ce qu’ils font, n’aiment pas ce qu’ils font, se demandent pourquoi ils vivent. Négation d’existentialisme ? On dirait des zombies totalement indépendants de leurs actes. Ils veulent quoi ? On dirait qu’ils n’aspirent même plus à la bagnole pour aller à la mer... bientôt la route de la mer sera si encombrée que personne n’y arrivera. Le bord de mer ... pourquoi croient-ils que c’est la liberté ?  On ne peut même plus promener son chien, se baigner où on le pense, courir n’importe comment. Il faut être milliardaire, aujourd’hui pour avoir un bout de mer libre.

 

Beach%20Bikinis Milliardaire pour avoir le droit de courir nue sur un coin de sable dépeuplé... tu y crois, m’avait demandé Dany...J’ai eu envie de lui répondre, je ne sais pas, je ne sais pas grand’chose, aujourd’hui je bosse chez Ketje, hier,... hier encore ... je ne sais pas, je me demande si c’est important de savoir ce que l’on faisait hier... Bah...sinon, je ne dis pas non pour me trouver dans un livreur de pizzè (et non pas une livreuse...ça existe pas les livreuses de pizzè, si !?) du moment qu'il est bien de sa personne, j'suis ouverte à toutes suggestions...du jour ou pas...je parle pour ne rien dire, avec Dany, je suis bien, je déraille complètement, je pense même que je n’ai plus trop envie de faire ce travail pour Ketje !

 

Là, je vais partir en vacances et revenir en mi janvier mais avant cela, il faut que je vous dise, ayant lu les aventures de Jean-Luc et des chaises, je me suis dit que les miennes déparaient dans mon intérieur coquet, je me suis donc précipitée chez un grand magasin spécialisé sans me rendre compte de la galère que cela allait amener... faire apporter ce bataclan, pas simple, le faire monter au deuxième, moins facile, lire les notices : quasi la nuit !

Je monte la première, tranquille, à l'aise Blaise, je me sur-épate sur ce coup, je me trouve super hyper géniale... Non mé, extra ! J'suis contente de moi, Presque le pied complet.

Je monte la deuxième tout aussi tranquille facile que j'ai assemblé la première.

Je m'assieds sur la deuxième pour contempler la première. C’est le choc en pleine poire !

 

 

De ma deuxième belle chaise dont j'apprécie tout le confort, je me susurre : je suis mieux assise sur la seconde que sur l’autre que j’avais essayée précédemment, y aurait-il un nœud ?

De prime abord, j'vois rien qui cloche...

Puis, comme une pêche dans l'oeil, je réalise qu’il y a un p'tit problème de pieds à la première chaise... y sont pas comme ceux de la deuxième ! Vu que je me suis baissée à fond pour tout observer.

 

Y se sont trompés à la fabrique, ils sont des connards de livreurs qui ont interverti des paquets, le colisage laisse à désirer ! J'suis dégoûtée de chez dégoûtée je me dis que j'ai vraiment la maldonne, comme d'hab !

 

 

Une vraie minute d’attention et un geste rapide pour rengainer le mobile déjà trésonnant, je réalise que le travail dans la patate avec le Ketje ne m’a pas arrangée, c'est la bièsse (ô qu'elle est bièsse hein) fille qui a assemblé la première chaise qui a mal monté les pieds...une pauvre cloche c'te fille hein !

 

Sur ce, salut les copains, je reviens le quatorze janvier, mais où k’elle va s’écrie un ami de passage :

 Je vais zau Chili là oùsque Mlle M est allée il y a deux ans ...

Chacun son tour.

Moi aussi, je sais faire du cheval.

 

Janvier 2008

 

Ce qui est dit est dit, il est donc nécessaire de vous raconter désormais mon histoire, mon histoire, cela va se savoir comme s’exclame résolument un animateur de téléréalité théâtrale.

Donc, j’ai adopté un chat parce que le proprio a écrit dans l’entrée, en-bas :

« Chiens et mendiants s’abstenir »

Comme il n’avait pas de nom, c’te biesse ne sait dire que Miauw, comme je l’ai vu reluquer le steak dans mon assiette avec plaisir et babines retroussées, je lui ai dit qu’il s’appellerait Chateaubriand.

C’est mon côté littéraire qui refait surface, cela aide de temps à autres à ne pas péter les plomb, parce qu’il faut que je vous dise, quand j'pète un plomb, putain j'pète un plomb ! (c'est une chanson hein!) (« putain », ça fait moins littéraire, cela me remet le nez au milieu du visage !)

Alors, alors, alors...

 

Hier, un lundi dans la grisaille de janvier, j'ai super-méga-hypra mal dormi... et le zozo des péetté m’a pporté une facture pour le remplacement des vitres : 351,81euros... [1]

Devant le miroir, j’ai constaté l’arrivée d’un nouveau pustule (n'ayons pas peur des mots) qui pèle d’ailleurs aujourd’hui... 

Et à l'horizon...y'a rien d'bien qui s'annonce....à part vendredi...mais l'est encore loin... de plus, vous allez rire ! n’osez pas ! J’avais écrit un texte du tonnerre de deus amadeus mais quand je voulu le publier (on dit « éditer, pour faire jeune branchée), ce condordi m'a foutu un royal-plantage...

J'ai pas eu le coeur à réécrire !

 

J'vous disais racontais juste ma pandémie de p'tits boutons, sur la joue droite et mes démêlés avec le pharmacien qui ne veut pas me placer sur le chemin de la guérison et qui ne fait que me dire de pas chipoter à mes boutons.

Je tripote ce que je veux, non ?

Donc hier fut une journée assez peu encourageante, encore un peu je me croyais revenue au bon temps du terril de Blanche borne.   Merdique me semble le bon terme !

Tout de même, j’ai eu un battement de cœur spécialisé, merci à ma copine Danone qui m’a mailé un montage sur les bienfaits que procure une vie sexuelle bien remplie et efficace...l'un de ces bienfaits est « de ne plus avoir de boutons » et à Dany qui m’a téléphoné plusieurs fois même que j’ai dû couper quand Ketje est entré, il n’avait pas l’air heureux pourtant, il a la frite pour le moment, les affaires d’entre les fêtes, on a vendu des patates en tous genres, même en chemise, c’est tout dire !

Un peu plus tard, il était quoi, un rien après le bouillon, j’ai reçu un sms de Danone qui me dit « je passe devant vot’ bureau, viens déjeuner avec moi ».

Je lis, le tram passe, je sors la tête par la fenêtre mais je ne vois personne...

Il y a dû y avoir une erreur d’aiguillage.  J’ai été d’une humeur massacrante toute la journée mais maintenant, je fume, je fume, même qu’on peut en mourir et je m’en fiche, je vais sortir, d’abord, je vais dans le bain, la salle de bains, il y a de l’eau chaude désormais, vous ai-je raconté mes avatars de salle de bains , et après, Dany passe me prendre...

Il me prends et puis on va au resto...

Un Turc de ses connaissances, chaussée de Ninove.

 

Février 2008

 

Là, Février s’est presqu’écoulé et je ne suis même pas venue vous dire bonjour, c’est affreux hein ! Mais faut que j’ose vous dire, vers la fin janvier, il y a eu une petite fête au bureau et il y avait ce jeune représentant de chez  Broze et Clackwelle, vous savez, les sauces ... un de nos fournisseurs.

Depuis longtemps ce gaillard me plaisait, me séduisait mais je ne tombais jamais dans ses beaux bras musclés, et bien, je suis tombée dedans !

En tant qu’amie. Oui c’est étrange (lol). On s’adore, on est très proche, on se fait la bise, on rigole, il m’emmène à des soirées, on se rappelle très bien nos anciennes soirées genre estudiantines où il courrait un peu les filles qui s’esquivaient et où moi je pensais aux poètes et aux princes charmants en écoutant les baratineurs, et puis, il me prend dans ses bras, me protège, me défend, m’invite, fait tout pour que je sois à l’aise, partout, je le comprend sur sa façon de voir les choses avec les filles, la peur de s’engager, il me présente ses amis, m’embrasse dans le cou, et puis on … enfin vous voyez.

 

 

Mars 2008

 

Le prix de la pomme de terre ne cesse d’augmenter, que font les pouvoirs publics ?

 

Avril 2008

 

La Bintje devient un placement boursier, Ketje, (c’est mon patron) raconte à tout le monde comment sa fortune va s’agrandir et que même avec les fanes, on va faire de l’agrocarburant moins polluant.

 

Mai 2008

 

Ascension et fête du travail : double congé et super fiesta. Depuis trois semaines je suis envahie par le spam de Charline qui m’annonce le bal avec Elio Laurette Philippe Charles et les autres Maricon.

 

 

P’tain, on est d’jà le 5 et j’ma fait un torticolis que tu t’demandes pourquoi qu’y a un s, sans doute paske les vertèbres se cramouillent, c’est rigolo mais j’ai mal hein !

Bon, là le super long wikenne est terminada et la recherche de nouveaux clients est amorcée. P’tain, j’ai mal, foutu fauteuil dans lequel je me suis endormie hier soir, ça tombe bien, imaginez que c’eut tété verdi, je passais l’enfer à domicile pis que Carolo contre Zwijnaarde (z’ont perdu, c’est bien fait pour eux, tous des cons).

Dons, je m’ai massé ma belle épaule gauche qui est maintenant sous pommade camphrée que j’ai l’air exilée de l’hospice alors que le p’tit délégué de chez Mabelpatat passe aujourd’hui.

L’es trop beau, Dany va être jaloux et les sottes du bureau d’acoté ( Cheval et Mado vont enrager.

 

Et vous mes amis lecteurs, vous allez être très gentils paske je ne vais pas pouvoir écrire plus, ça fé bien mal ! faut compatir hein !

 

 

Si mais, enfin quoi, oui, j’aime Dany et je lis Xian dans le texte et je voudrais signaler que ceux qui passent ici peuvent laisser des coms, y a plein d’place et que ceux qui veulent comprend’ la politique et les faits divers peuvent passer chez Acide.

J’voulais dire ossi que c’t’aprem je vais me pavaner genre Pretty Woman" (ouais, pour faire baver toutes les pétasses du coin avec plein de sacs en plastique qu’on peut plus avoir dans les supermarché mais qu’on te refile encore si t’achète des belles fringues horriblement chères).

 

 

Je disais j’aime Dany et c’est fort ennuyeux puisqu’il a encore fait des siennes, fé toutl’tant ! Y m’a crue sur parole, le con diacre, j’y avais dit :

Si jamais, tu devais te retrouver à Jamioulx sois certain que je viendrais te voir et qu'ensemble nous ferons le tour des zilluminations...

Là, c'est pas chouette ça !?

On verra des tas de p'tites loupiottes comme ça, des tas et partout...

Mwa je dis que c'est top chouette, en fait !

:))

Et v’là qu’il est recherché par la flicaille, ça ne m’impressionne pas trop, dans not’ bô pays, tu peux même faire en casse en 4x4 chez carrouf, parviennent pas encore à t’éplingler.

 

 

 

La spécialité du Ketje :

 

frites

 

 

C’est pas tout ça faut assumer et pour assumer faut bosser. Voire plus, tu dois optimiser qui m’a dit Ketje en partant à un séminaire des marchands de patates. Vrai, la patate a la frite comme tous les produits alimentaires, paraît même qu’on est foutu, on mange trop !

Optimiser, c’est son nouveau mot, à Ketje. Optimal toi qu’il me dit, ou encore, on va se mettre à l’optimum qu’il me dit en parlant des rangements du stock. Optimum et optima, c’est pas du chinois, c’est du latin, eh ! t’ention hein, moi j’ai latinisé à Gosselies au couvent des Marie du Sacré cœur lorsque j’avais quinze ans, hein ! J’en connais un bout mais optimiser reste un peu truqueur surtout quand on sait que le vieux CD Rom Languages of the World  ne reconnaît optimiser que comme mot français, il n’en trouve aucune traduction en aucune langues qu’il décline : anglais, allemand, espagnol, italien, hollandais, japonais, chinois, norvégien, danois, finnois, suédois.). Problème de sens ?

Enfin, je vais lui faire plaisir, j’optimise et aujourd’hui nous ferons les livraisons prévues pour lundi dernier. Ça gaze !

 

 

Paraît qu’au BHV on ne gagne plus de foreuse, mais c’est un autre jeu aussi ...

Dany se tient toujours contre la fenêtre mi-ouverte, le temps est beau, comment se fait-il ? Nous n’y sommes plus habitué, il est rentré cette nuit, je ne sais d’où, il me parle de loups et de chacals.

Les chacals s'en vont, ajoute-t-il en fermant la croisée, en se tenant derrière le rideau, un store flou que j’ai eu du mal a placer, va pas m’labimer tout de même ! Ah ces hommes !

 

Je luis demande ce que sont les loups et les chacals, mais il ne répond pas vraiment, je viens contre lui, je le touche à la cuisse, il est nu, mon bonhomme est nu et je n’ose lui dire : Partons.

Mais je n’ose, je n’oserais, il y a Ketje qui va m’attendre.

 

 

Allons ailleurs, il y a des endroits mieux, aurais-je pu lui dire, mais je ne suis pas certaine que Dany sache ces choses-là. Pourquoi suis-je tombé amoureuse de lui ? Il faudra que je demande à Chev@l

J’embrasse d'un geste large le plafond, les murs, le plancher, la fenêtre fermée, le rideau de la douche, ah oui, la douche quotidienne préconisée par Virginie, l’égérie santé de Xian ... .

Allez hop ! Tous à la campagne, je veux dire, c’est l’heure, le métro pour aller vers la place à piquet. Sur laquelle il y a un beau bâtiment, ça faut le dire, y a pas plus Versailles que les socialos. Je m’insère dans le plan « métro, boulot, dodo » pour aller bosser puis en revenir après une looooongue journée de travail. Pourquoi cela existe, le métro, je veux dire le boulot ...

Tout est à reprendre, depuis le départ, et vite, sinon un de ces matins nous serons submergé par ces bâtards !

Je me prends pour Ève dis-donc !

 

 

J’te raconte un truc à la con, dans mon patelin, c’était jour sans voiture, qu’est ce tu veux foutre sans bagnole ? Alors j’me suis dit, je vais à l’étranger, cela me changera des étrangers qui sont dans ma ville, d’autant plus que v’la t’y pas qu’y zon trouvé un Mahomet foulé aux pieds à Termonde qu’on es td’jà obligé d’appeler cela Dendermonde, pour fout le bordel et la mouise, y a pas que les biroutin ... j’suis même tombée mieux, j’ai été dans London, celui de Petula.

Proutt hein ! Même tabac les amiches ! J’te raconte, Les transports publics de la capitale britannique ont refusé d’afficher une publicité pour expo de peinture présentant une Vénus nue 16ème siècle.

0000000000000000

L'affiche faisait partie d'une campagne publicitaire pour une exposition à l'Académie royale des Beaux-arts de Londres consacrée au peintre et graveur allemand Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553), qui s'ouvre en mars. A l'appui de sa décision, London Underground a cité son règlement en matière d'affichage, qui bannit toute publicité "montrant des hommes, des femmes ou des enfants d'une façon sexualisée, ou montrant des corps à moitié ou totalement dénudés dans un contexte ouvertement sexuel".

"Des millions de personnes empruntent le métro chaque jour et ils n'ont pas d'autre choix que de voir les publicités affichées", a expliqué un porte-parole de Transport for London, l'organisme gérant les transports en commun de la capitale britannique. "Nous devons tenir compte de toutes les catégories de voyageurs et essayer de ne pas les choquer avec les publicités affichées".

 

"Cette décision est parfaitement débile", s'est insurgé le président de la commission de la Culture et des Médias à la chambre des Communes, John Whittingdale. Le tableau "a été peint il y a environ 500 ans", a-t-il poursuivi. "Il est impensable que ce tableau classique puisse choquer. Il est ridicule que de nos jours on ne puisse pas faire une affiche avec un tableau vieux de 500 ans".

Moi je dis que la bonne vieille terre est en marche vers sa totale autodestruction, c’est le moment de se dire qu’il faut bosser ce mardi car que faire sans le travail, aie. Ou plutôt aï bien connu des cruciverbistes et autres scrabblemaniaques. Aï chacun le sait est le nom vulgaire du mammifère bradype dit autrement paresseux.

 

V’là l retour à la frite et à se demander quand arrive juillet que c’est le prochain jour de congé que j’aurai. Dany est parti avec des « copains » en Sicile, pour affaires, je suis recélibataire dis-donc !

Cela me paraît un signe ostentatoire de çui qui ne veut pas trop une vie couplée ça, non , Vous en pensez quoi vous ôt ?

Ostensiblement ostentatoire ce geste d’indépendance de mwa.

 

Djwèdi par ci c’est encore du beau temps que je passe dans ce bureau tandis que mon patron vogue ici et là à voir dans les stations balnéaires comment se porte la patate.

Et cela m’ennuie un peu paske fô que je déménage, je vous l’ai pas dit, mais j’en ai marre de ce quartier pourri de la Vaillance et j’ai en vue un petit logement coquet côté campagne verdoyante.

Jé déménagé des tas, des tas, des tas de fois...

Je surprends toujours beaucoup par ma capacité à porter des trucs très lourds... vré de vré.

Jé de la force.

Wouèye, suis limite Frida Oumpapa...(juste rapport à la force hein, le reste...c’est courbé juste comme il faut enfin, pas trop sur le dessus, enfin bon quoi on n’est pas là pour ma plastique.)

Et l'emballage ! Parlons-en de l'emballage ! Mwa j'emballe à tout va ! J'emballe de façon intelligente, c'est le smart-emballage en fait !

Je te coince tout. Rien ne bouge. Tout est parfaitement tenu par tout, c'qui fait que rien ne se casse.

Je vé t'expédier ce déménagement, mon nami, vite fait et bien fait.

 

Alors que d’autres sont encore aux études, Justine arrête de travailler, elle a gagné ce que me payerait Ketje en mille ans de boulot dans ce pourri bureau. Paraît que ça aide à se ressourcer. M’est avis que mon Dany est en train de se ressourcer aussi.

 

J’ai relu ça :

Albert commença à courir les filles du village puis celles de la ville pour leurs seins et leurs fesses.

Pilou, c'est la file de Maria, et comme sa mère, elle est vivante, éclaboussante, impertinente. Elle a des cheveux brun-foncé, assez frisés et rebelles et elle a une belle poitrine que tout le monde voudrait regarder, toucher, embrasser.

J’ai trouvé cette histoire chouette, j’espère que Xian mettra la suite en ligne bientôt.

Téléchargement

 

Pour tout dire, je relis des tas de trucs et comme je pars en vacances pour toute la période estivale, j’emporte tout ce fatras du site Xianhenri avec moi.

 

Y a eu les vacances, puis il y a eu du bon et du mauvais temps, le temps le temps et rien d’autre…

 

 

 

Nous sommes en 2009. Elle a la petite trentaine, c'est une jeune femme moderne châtain clair, yeux bleus verts, taille fine très petits seins fesses rondes et rebondies, jambes assez longues, se tient droite, doigts généralement soignés, bonne denture ainsi aurait commencé un roman à tendance anthropologique de Conan Doyle. En réalité, tout cela est parfait mais désormais, on ne situe plus un personnage de cette manière, on dit :

 

Je m’appelle Yvette, les copains d’enfance que j’ai re-rencontrés sur le Net me surnomment Twature parce que je commence toutes mes phrases, disent-ils, par « Toi, tu … ». certains d’entre vous m’ont vue lorsque de temps à autres j’allais faire mes courses ou celles de mon boss, le Ketje, un nain dépendant qui vendaient des patates aux marchands de frites et aux autres restaurateurs de la grand’ville.

 

Maintenant, je fourgonne chez un autre loerik que ses copains appellent aussi Ketje, oui, Félicie aussi.

Nous, enfin, lui, a installé un bureau dans une petite maison près du pont du canal  ce qui en fait un endroit idéal pour son commerce, il dit qu’il est négociant en poteries et graviers, quand je me suis présentée pour la place, je ne savais pas du tout ce que cela voulait dire, il faudra que je vous explique.

 

 

Quoi de neuf à part la nouvelle année ? Mon chien a été écrasé par le tram 33, ma chatte est foutue le camp avec un kador qui miaulait à tout casser, je travaille quatre jours par semaine, de six heures à trois heures, j’avais osé dire que c’étaient pas des heures de chrétiens, le Ketje m’a vertement rabrouée :

Au bas de la rue Marie-Christine, des chrétiens, tu sors d’où, Twature ?

 

Il savait déjà qu’on m’appelait comme ça. Donc, je fais des courses et des factures, du café et je porte des sous à la banque quand un client paye avec du cash vu qu’ici, ils turbinent tous en noir.

Je m’amuse bien, je reçois les représentants des fournisseurs et je leur sors le grand jeu pour avoir des rabais, c’est Ketje qui me l’a conseillé, il dit :

« Tu bosses, tu gagnes, tu rabats les prix d’achat, tu accumules des points pour des congés supplémentaires. C’est sa philosophie, ça fonctionne pareil avec Momo, le magasinier, avec Jeanjean, un menuisier qui fait des petits travaux pour nous et madame Pizza qui est la comptable qui ne travaille que les matins. J’oubliais Eusebio, mais c’est express, je n’aime pas trop en parler, cela rendrait jaloux mon petit ami, qui …

Qui est en cavale ou en taule en France pour le moment, c’est vrai j’ai des mauvaises fréquentations.

Faudra que je vous raconte tout ça mais je ne peux pas me permettre de mobiliser l’ordi après huit heures vu que c’est « professionnel », ici, dit Ketje, nous sommes des pros, tu comprends ça poulette ?

 

Voilà pour l’ambiance de ce début 2009.

 

 

La suite de cette aventure se retrouve en page Twature

On peut également lire certains épisodes chez Ketje Blog

 

 

 

Yvette Maudet

 

 

 

 

 

retour chez Ketje

 

 

retour chez Henri

 

 

retour à l’accueil

 

 

 

 

 

© AEB & Charles Lauteur (2006) © Copyright Xianhenri.be 2008.

 Le site Xianhenri vous promène de l'imaginaire à la réalité

aller chez  Chimères

Art Martial

aller aux Cdécritures

aller aux  Endroits insolites

Xian vous accueille

aller au Café du commerce

 

 

 



[1] Je ne sais plus si je vous ai raconté, on avait fait la bombe ...