Introduction ambiguë au monde du travail et de la machine du 20ème siècle

 

Nous avons la chance extraordinaire de bénéficier en occident au 21ème siècle de deux discours totalement opposés, chacun prendra son parti, de toute manière, il faut savoir que la règle universelle depuis l’an 2000 est en toute chose 50/50.

 

Ci-dessous les pleureuses, en face, les piedauculteurs. 

 

L’Occident  se morfond en excuses pour sa richesse, il se confesse sans arrêt d’avoir civilisé le monde, à tout le moins certaines parties de celui-ci, il multiplie les mea culpa, ses détracteurs « intra-muros » ne réussissent pas à s’étouffer de tant de sanglots face  au scandale de la richesse en regard des véroleux. Comment se fait-il que je sois outrageusement riche et pas ceux qui habitent au soleil, pourquoi depuis deux siècle ai-je réussi tout ce que je voulais entreprendre, même la conquête de l’espace. Certains crèvent de faim et je marche sur la lune ! Pour  s’en laver la conscience, je me dois d’offrir par de somptueux téléthon des pièces jaunes et quelques billets verts à ceux qui  en sont encore  au stade de la pauvreté millénaire et ont raté le train du développement industriel il y a deux siècles.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Bande de nases ! Bottez-vous le derrière. Relevez vos manches.  Faites travailler vos neurones. Inventez, créez, risquez. Développez l’esprit d’entreprise, ouvrez des marchés.  Il ne suffit pas de s’allonger dans les couloirs du métro de Londres ou de Bruxelles pour gagner son pain, pour bâtir sa maison, pour construire un pays digne de ce nom !
Tendre la paume ouverte pour glaner du pognon ne vous aide qu’à transformer votre pauvreté en misère.
C'est  l’invention et le progrès technique  qui  sont  la  principale cause de la richesse et du bien-être…  Vous n’avez même pas à  réinventer  ce qui l’a déjà été, tant mieux si vous pouvez  le pousser plus loin.  Adoptez des lois  qui suscitent l’initiative et  favorisent  les créateurs de richesses. Investissez dans votre propre pays et non à l’étranger.  Ramenez les richesses de vos dirigeants, de vos politiciens, des corrompus de tout poil.. Veillez à l’honnêteté de vos politiciens et chefs d’entreprises.  Prenez votre sort en main !
Où  en serions-nous si les artisans de la révolution industrielle avaient connu et avaient été arrêtés par le principe de précaution. Sait-on la fumée des cheminées d’usine, les dépôt de suie sur les murs et sur les poumons, les coups de grisou, les chemins de fer qui déguisent les campagnes et occupent un espace qui aurait pu être mieux utilisé pour arracher les populations à la famine, les risques de la vitesse de ces trains qui pouvait, au dire de certains généraux, émasculer les troupes si on avait l’audace et l’impudence d’y faire monter des soldats.

On l’a échappé belle, en effet, s’il avait fallu que ces artisans aient connu et pratiqué le principe de précaution , ce « piège à cons », a-t-on dit, de cette fixation à la phase négative du développement mental dirait Freud, de cette confusion entretenue entre la prudence, vertu de l’intelligence, et la quête mythique du risque zéro, que même l’auteur de leurs jours semble n’avoir pu réaliser.
Si les artisans du dix-huitième siècle avaient été gagnés par la paralysie créatrice généralisée par peur de possibles effets négatifs qui auraient pu nous affecter un siècle ou deux plus tard, on s’éclairerait à la chandelle !
La couverture de cette revue de vulgarisation américaine de 1935 montre l’avance technologique importante qu’ont les États-unis sur l’Europe à l’époque.