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Blogonaize

 

Vous avez déjà lu l’aventure des blogs, alors prenez les nouvelles en direct de chez Henri Blog.

 
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Je n’ai pas 18 ans !

 

 

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Lien direct avec la Blogonaize 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

Couramment utilisée dans « La Dépêche » la terminologie blogonaize (ou bolognaise) mériterait une explication que je tiendrai secrète jusqu’à ce que l’inventeuse du mot souhaite faire savoir le quid et le quizz ...

 

On trouvera donc ici non seulement des liens et des commentaires concernant des bloc-notes de Xian ou dans la mouvance henriesque, mais aussi de webbistes acharnés.

 

Il y a donc des mots qui vous viennent, comme cela :

Bien que j'utilise Internet tous les jours, je reste fasciné par son contenu. Au fil des liens, on peut y découvrir des sites fantômes, des sites oubliés.

Ou encore

"On va rêver à des gens qu'on ne connaît pas."

 

Le Net regorge de liens mais ceux que j'ai posé aujourd'hui sont solides !

 

 

Xian, qu’est ce que tu fous sur les blogs ? demande ma petite nièce qui me prend pour le dieu des arts martiaux, à cheval entre Bruce Lee et le copain de Sailor moon.

 

 

C’est vrai

Il faut dire qu’au départ, je suis très remuant.

 

Et je me suis cassé une vertèbre. Enfin, je n’en sais rien, le monsieur en blouse blanche rapidement descendu de sa Ferrari (c’est vraiment un très grand professeur) a dit : C’est vraiment foutu, on ne peut rien faire. Comme les pneus étaient usés j’ai pensé qu’il disait la vérité, sinon, au prix du coup de bistouri qu’il allait se payer sur ma colonne, l’aurait eu facile deux paires de nouveaux grands pieds jantes larges alliage léger et tout le toutim ....

 

Donc je suis resté assis sur ma chaise plus qu’à l’accoutumée et que faire sur sa chaise quand on ne peut pas se plier pour jouer avec ses lacets, se masturber à cause du rebord de la table ou regarder TF1 sinon on jette sa tasse de café à la tête du présentateur... on découvre :

 

LES BLOGS

 

 

Début juin 2003, me voilà donc en train de baguenauder parmi des aventures intimes dévoilées, des secrets d’alcôve trahis, des ravageuses en état de manque...

Et surprise, des textes somptueux, de petits chef-d’œuvres lyriques parfaitement inadaptés au média tout nouvellement présenté par Skynet.

 

Rappelez-vous il commençait à faire chaud et la tension sociale montait, je me suis aperçu, en finaud que j’étais, que l’on pouvait s’immiscer dans le monologue, que l’on pouvait quasi dialoguer, parler, tchater du fond des tripes à la mode de Caen. Je ne m’en suis pas privé, je me suis défoulé, j’ai trouvé asile en squattant là et ailleurs, plus spécialement chez un certain Laurent qui se pseudonymait mieux que Hyde et son contraire, j’ai squatté ses commentaires, le poussant à m’enjoindre de m’encourir au loin, de le laisser boire jusqu’à la lie sa liqueur italienne, une Amaretto aux grands yeux verts...

 

 

Je me suis senti bizarre, un peu étranger auprès de gens qui ne me comprenaient pas toujours alors qu’ils habitaient un bloc et s’envoyaient des émiles.

«Lance-toi, t’as un vrai talent d’écriture !», disait ce copain de Julie. Je ne l’ai pas trop cru.

J’ai donc écrit :

 

Putain les blog’s, je me le disais précisément à moi-même et partageant aussi sec mon avis, un reflet dans le miroir me le confirmait : D’accord, ça ne peut pas durer.

Surtout avec la chaleur, pour le moment.

Toi-même, combien d’expériences furtivement négatives avant de le constater, on ne peut pas vivre chez les autres. Sont toujours là à pinailler, ta brosse, le papier cul que j’ai acheté, j’en ai même connu un qu’est entré comme un diable : Crévindieu, tu baises ma femme.

Ben quoi ?

C’était pas la mer à boire !

Elle avait l’air contente. Comme il a foncé sur moi, j’msuis déplié, la fenêtre était ouverte, la chambre au cinquième. J’avais jamais vu ça. Jonathan le goéland, les yeux comme des soucoupes, le mec, y volait vraiment.

Pas longtemps.

 

Je me suis esquivé prudent.

 

Fugace l’idée m’est venue de me faire cajoler un peu par Jisécu, pompeusement surnommé Essache, pourquoi que seul le bellâtre du troisième pourrait être appelé Ket, Fieu, Loustig. On est trop vite déçu comme raconte une déjantée en mer de Chine, nue sur une plage de la baie d’Alonge.

 

Donc, je piétine, je ressasse : dépasser l'événement, c'est dépasser le temps court qui le contient. Là, je suis fier, enfoncé le vieux jésuite de Carapelle qui avait écrit dans mon bulletin de notes, « est un “ élève indolent ”, à la tenue médiocre ».

 

Moi aussi j’ai parfois eu besoin d’une chemise propre. Il paraît que certains viennent en acheter ici, des loques plus chères qu’ailleurs.

Assez de pensées, dans la rue, à part le Bain de minuit au numéro cent, je vois rien d’autre que le bistrot où je suis attablé devant une Blanche de Hoegaerde, une Kriek Eylenbossch avec bouchon de liège, un pale Ale Watneys, coup sur coup. Transpiration.

Ça va me faire du bien de prendre un peu l’air de la ville, pourquoi y veut m’enferrer dans un bloc ? Je viens de voir récemment à la télé, j’adore la télé, on y apprend tout, je disais : j’ai vu un grand Noir qui se demandait comment il allait encore pouvoir loger dans une baraque dont le toit s’était fait la malle. Super. Là j’ai hurlé, du social comme ça, j’en raffole. C’est vrai, il y en a qui ne me connaissent pas.

 

Si j’ai le temps d’écrire, c’est parce que je suis dans le social. Plus précisément, dans une organisation non gouvernementale dont le patron est un ancien ministre écologiste recyclé, je fais semblant de travailler à l’étage paysager où des secrétaires devant des aquariums glauques tapotent sur des azertyuiop. J’ai mis une petite plante dans un coin de mon espace, entre un classeur Kewlox et l’ancien télex, elle doit devenir un grand palmier. Tout est bien organisé ici, on est choyé, à dix heures, distribution de café avec un berlingot de vrai lait Nutroma. Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrent et que le cul de Jacqueline, en marche arrière, frétille, c’est parce qu’elle essaye de faire passer les roues du chariot sur les deux petites barres d’aluminium du seuil de l’étage. C’est la pause, Jacqueline amène le café aux employés. J’aime bien le mot employés, il dit bien ce qu’il veut dire. Quand elle passe près de moi, je lui demande d’arroser mon petit palmier, on se joue la scène classique à coup de regards féroces et tendres, culottes roses et osées, arrosage discret.

 

Ce chaemérops est en plastic, je l’ai trouvé place du jeu de balle un dimanche, il m’a plu, je crois que je lui plais aussi. Jacqueline aussi. Je crois qu’elle a un diplôme. Au bureau, maintenant, beaucoup ont des diplômes. C’est important, cela permet de postuler une fonction supérieure. Les secrétaires, ici, font ce qu'on leur dit de faire, tout en se plaignant pendant les entractes d'une surcharge incroyable, ce n’est plus comme avant, on devrait engager, il paraît que j’aurai de l’avancement, que je pourrai m’asseoir près de la fenêtre ou du radiateur. Le travail est sacrément harassant. Les secrétaires, ici, remplissent des formulaires, établissent des documents, nouvellement établis, répondent à des mails.

 

Je les observe. Les plus jeunes n'ont pas encore de ventre et mangent tout le temps des trucs pour maigrir surtout à partir du mois de mars. Je ne les ai jamais vues en maillot. Parfois elles se montrent des photos, c’est toujours un enfant qui bave ou un autre avec un chapeau pointu au dernier anniversaire. Alors, durant la récréation, on a droit à deux (a.m. et p.m.) et en plus de l’heure de table de vingt minutes, on parle parfois un peu. C’est bien de se parler, surtout qu’on s’y connaît en valeurs humaines, elles et moi. Nous avons parfois des avis différents, il y en a qui regardent des émissions tendancieuses, subversives, certaines lisent Le Vif l’Express peut-être n’ont-elles pas de maris ? Celles-là ont un avis sur tout, mais on s'en passerait bien. Mais certaines sont différentes, parfois hautaines. Elles croient détenir de sacrés secrets, ceux de Jean-Pierre Foucauld où d’Artima Darmouche, ceux du patron et même du service de l’étage huit, font des mystères de tout et de rien.

 

Certaines arrivent à neuf heures et restent assises jusqu’à la fin de la journée, elles ont de grosses fesses écrasées comme des pêches trop mûres, d’autres restent assez raides, poussant un peu leurs seins, elles s’absentent un peu avant la fin pour « faire un raccord », c’est bien, il faut le dire, les secrétaires sont plutôt propres.

Je me demande parfois si elles sont juteuses.

Je m’en fous, les reins cambrés, le micro-string, les tétons pervers qui pointent à cause de la clim, les jambes trop longues et les genoux serrés, je m’en fous.

Je le leur dis.

Elles me croient.

Alors, elles font comme si je n’étais pas là, un meuble, une vitre.

Comme si.

Et moi.

Moi, je regarde.

 

Et demain, je serai gare du Nord, je descends dans le midi. Pour quinze jours. La Flamande de l’autre bureau dit quatorze. J’ai mon VTT, j’ai déjà réservé des bacs de bière chez Paolo où je vais toutes les années.

Je sais aussi que Monsieur Kaji sera là, il apporte les boules.

On a les boules.

Tête de Kashmeer et mieux encore gueule de Jorael quand je reviendrai bronzé, musclé, couvert de femmes à la fin du mois.

S’il me reste de l’argent, promis juré croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, moi aussi j’aurai ma Suédoise, je reviendrai d’Afrique où elles ont des croupes callipyges, j’aurai bu des whiskies devant des planteurs de cacao abasourdis. J’enlèverai mon casque, je saluerai à la ronde parlant des bars de Macao, des diamants du Matto Grosso, du dernier match du Standard. Elles se mettront nues. Je m’appellerai Henri.

J’aurai tout perdu au poker, je demanderai un subside parce que connaissant le monde et mère Thérésa je pourrai les aider à mieux vivre, là-bas, entre Nairobi et Kingston.

Et ici, ben oui, quoi, comme tout le monde alors ...

 

J’achèterai un bloc note, pour faire plaisir.

 

Je n’hésiterai pas à y raconter que ce Kaa n’est pas celui qu’on croit, comme le disait Baloo.

Parole de scout, ouverture du bloc en août !

 

Un blog, disent-ils ! Des blogs. Moi je dis Bloc, je les vois tous assis derrière leur fenêtre, en bloc, dans le bloc, la cité.

 

Il m’a écrit plusieurs fois gentiment pour que je loue ailleurs ...

Xian, qui que tu sois, sache que j'aime vraiment beaucoup ton style que je préfère largement au mien, même si d'un autre coté la réalité de mes jours me laisse moins de libertés que tes délire géniaux... Mais ouvre un putain de blog ! J'en serai lecteur assidu ! Tu as un vrai talent.

http://journal.skynetblogs.be

 

 

 

 

Qui aurait résisté ?

D’ailleurs pourquoi ?

df2 Oui, j’ai la suite, en page suivante :

 

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