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Blogonaize
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En liaison directe Lien direct avec la Blogonaize
2008 Couramment utilisée dans
« La Dépêche » la terminologie blogonaize (ou bolognaise) mériterait
une explication que je tiendrai secrète jusqu’à ce que l’inventeuse du mot
souhaite faire savoir le quid et le quizz ... On trouvera donc ici non
seulement des liens et des commentaires concernant des bloc-notes de Xian ou
dans la mouvance henriesque, mais aussi de webbistes acharnés. Il y a donc des mots qui
vous viennent, comme cela : Bien que j'utilise Internet tous les jours, je reste
fasciné par son contenu. Au fil des liens, on peut y découvrir des sites
fantômes, des sites oubliés. Ou encore "On va rêver à des gens qu'on ne connaît pas." Le Net regorge de liens mais ceux que j'ai posé aujourd'hui
sont solides ! Xian, qu’est ce que tu fous sur les blogs ? demande ma
petite nièce qui me prend pour le dieu des arts martiaux, à cheval entre
Bruce Lee et le copain de Sailor moon. C’est vrai Il faut dire qu’au départ, je suis très remuant. Et je me suis cassé une vertèbre. Enfin, je n’en sais rien, le
monsieur en blouse blanche rapidement descendu de sa Ferrari (c’est vraiment
un très grand professeur) a dit : C’est vraiment foutu, on ne peut rien
faire. Comme les pneus étaient usés j’ai pensé qu’il disait la vérité, sinon,
au prix du coup de bistouri qu’il allait se payer sur ma colonne, l’aurait eu
facile deux paires de nouveaux grands pieds jantes larges alliage léger et
tout le toutim .... Donc je suis resté assis sur ma chaise plus qu’à l’accoutumée et
que faire sur sa chaise quand on ne peut pas se plier pour jouer avec ses
lacets, se masturber à cause du rebord de la table ou regarder TF1 sinon on
jette sa tasse de café à la tête du présentateur... on découvre : LES
BLOGS Début juin 2003, me voilà donc en train de baguenauder parmi des
aventures intimes dévoilées, des secrets d’alcôve trahis, des ravageuses en
état de manque... Et surprise, des textes somptueux, de petits chef-d’œuvres
lyriques parfaitement inadaptés au média tout nouvellement présenté par
Skynet. Rappelez-vous il commençait à faire chaud et la tension sociale
montait, je me suis aperçu, en finaud que j’étais, que l’on pouvait
s’immiscer dans le monologue, que l’on pouvait quasi dialoguer, parler,
tchater du fond des tripes à la mode de Caen. Je ne m’en suis pas privé, je
me suis défoulé, j’ai trouvé asile en squattant là et ailleurs, plus
spécialement chez un certain Laurent qui se pseudonymait mieux que Hyde et
son contraire, j’ai squatté ses commentaires, le poussant à m’enjoindre de
m’encourir au loin, de le laisser boire jusqu’à la lie sa liqueur italienne,
une Amaretto aux grands yeux verts... Je me suis senti bizarre, un peu étranger auprès de gens qui ne
me comprenaient pas toujours alors qu’ils habitaient un bloc et s’envoyaient
des émiles. «Lance-toi, t’as un vrai talent d’écriture !», disait ce copain de Julie. Je ne l’ai pas trop cru. J’ai donc écrit : Putain les blog’s, je me le disais précisément à moi-même et
partageant aussi sec mon avis, un reflet dans le miroir me le
confirmait : D’accord, ça ne peut pas durer. Surtout avec la chaleur, pour le moment. Toi-même, combien d’expériences furtivement négatives avant de le
constater, on ne peut pas vivre chez les autres. Sont toujours là à
pinailler, ta brosse, le papier cul que j’ai acheté, j’en ai même connu un
qu’est entré comme un diable : Crévindieu, tu baises ma femme. Ben quoi ? C’était pas la mer à boire ! Elle avait l’air contente. Comme il a foncé sur moi, j’msuis
déplié, la fenêtre était ouverte, la chambre au cinquième. J’avais jamais vu
ça. Jonathan le goéland, les yeux comme des soucoupes, le mec, y volait
vraiment. Pas longtemps. Je me suis esquivé prudent. Fugace l’idée m’est venue de me faire cajoler un peu par Jisécu,
pompeusement surnommé Essache, pourquoi que seul le bellâtre du troisième
pourrait être appelé Ket, Fieu, Loustig. On est trop vite déçu comme raconte
une déjantée en mer de Chine, nue sur une plage de la baie d’Alonge. Donc, je piétine, je ressasse : dépasser l'événement, c'est
dépasser le temps court qui le contient. Là, je suis fier, enfoncé le vieux
jésuite de Carapelle qui avait écrit dans mon bulletin de notes, « est
un “ élève indolent ”, à la tenue médiocre ». Moi aussi j’ai parfois eu besoin d’une chemise propre. Il paraît
que certains viennent en acheter ici, des loques plus chères qu’ailleurs. Assez de pensées, dans la rue, à part le Bain de minuit au numéro
cent, je vois rien d’autre que le bistrot où je suis attablé devant une
Blanche de Hoegaerde, une Kriek Eylenbossch avec bouchon de liège, un pale
Ale Watneys, coup sur coup. Transpiration. Ça va me faire du bien de prendre un peu l’air de la ville,
pourquoi y veut m’enferrer dans un bloc ? Je viens de voir récemment à
la télé, j’adore la télé, on y apprend tout, je disais : j’ai vu un grand
Noir qui se demandait comment il allait encore pouvoir loger dans une baraque
dont le toit s’était fait la malle. Super. Là j’ai hurlé, du social comme ça,
j’en raffole. C’est vrai, il y en a qui ne me connaissent pas. Si j’ai le temps d’écrire, c’est parce que je suis dans le
social. Plus précisément, dans une organisation non gouvernementale dont le
patron est un ancien ministre écologiste recyclé, je fais semblant de
travailler à l’étage paysager où des secrétaires devant des aquariums
glauques tapotent sur des azertyuiop. J’ai mis une petite plante dans un coin
de mon espace, entre un classeur Kewlox et l’ancien télex, elle doit devenir
un grand palmier. Tout est bien organisé ici, on est choyé, à dix heures,
distribution de café avec un berlingot de vrai lait Nutroma. Lorsque les
portes de l’ascenseur s’ouvrent et que le cul de Jacqueline, en marche
arrière, frétille, c’est parce qu’elle essaye de faire passer les roues du
chariot sur les deux petites barres d’aluminium du seuil de l’étage. C’est la
pause, Jacqueline amène le café aux employés. J’aime bien le mot employés, il
dit bien ce qu’il veut dire. Quand elle passe près de moi, je lui demande
d’arroser mon petit palmier, on se joue la scène classique à coup de regards
féroces et tendres, culottes roses et osées, arrosage discret. Ce chaemérops est en plastic, je l’ai trouvé place du jeu de
balle un dimanche, il m’a plu, je crois que je lui plais aussi. Jacqueline
aussi. Je crois qu’elle a un diplôme. Au bureau, maintenant, beaucoup ont des
diplômes. C’est important, cela permet de postuler une fonction supérieure.
Les secrétaires, ici, font ce qu'on leur dit de faire, tout en se plaignant
pendant les entractes d'une surcharge incroyable, ce n’est plus comme avant,
on devrait engager, il paraît que j’aurai de l’avancement, que je pourrai
m’asseoir près de la fenêtre ou du radiateur. Le travail est sacrément
harassant. Les secrétaires, ici, remplissent des formulaires, établissent des
documents, nouvellement établis, répondent à des mails. Je les observe. Les plus jeunes n'ont pas encore de ventre et
mangent tout le temps des trucs pour maigrir surtout à partir du mois de
mars. Je ne les ai jamais vues en maillot. Parfois elles se montrent des
photos, c’est toujours un enfant qui bave ou un autre avec un chapeau pointu
au dernier anniversaire. Alors, durant la récréation, on a droit à deux (a.m.
et p.m.) et en plus de l’heure de table de vingt minutes, on parle parfois un
peu. C’est bien de se parler, surtout qu’on s’y connaît en valeurs humaines,
elles et moi. Nous avons parfois des avis différents, il y en a qui regardent
des émissions tendancieuses, subversives, certaines lisent Le Vif l’Express
peut-être n’ont-elles pas de maris ? Celles-là ont un avis sur tout, mais
on s'en passerait bien. Mais certaines sont différentes, parfois hautaines.
Elles croient détenir de sacrés secrets, ceux de Jean-Pierre Foucauld où
d’Artima Darmouche, ceux du patron et même du service de l’étage huit, font
des mystères de tout et de rien. Certaines arrivent à neuf heures et restent assises jusqu’à la
fin de la journée, elles ont de grosses fesses écrasées comme des pêches trop
mûres, d’autres restent assez raides, poussant un peu leurs seins, elles
s’absentent un peu avant la fin pour « faire un raccord », c’est
bien, il faut le dire, les secrétaires sont plutôt propres. Je me demande parfois si elles sont juteuses. Je m’en fous, les reins cambrés, le micro-string, les tétons
pervers qui pointent à cause de la clim, les jambes trop longues et les
genoux serrés, je m’en fous. Je le leur dis. Elles me croient. Alors, elles font comme si je n’étais pas là, un meuble, une
vitre. Comme si. Et moi. Moi, je regarde. Et demain, je serai gare du Nord, je descends dans le midi. Pour
quinze jours. La Flamande de l’autre bureau dit quatorze. J’ai mon VTT, j’ai
déjà réservé des bacs de bière chez Paolo où je vais toutes les années. Je sais aussi que Monsieur Kaji sera là, il apporte les boules. On a les boules. Tête de Kashmeer et mieux encore gueule de Jorael quand je
reviendrai bronzé, musclé, couvert de femmes à la fin du mois. S’il me reste de l’argent, promis juré croix de bois croix de fer
si je mens je vais en enfer, moi aussi j’aurai ma Suédoise, je reviendrai
d’Afrique où elles ont des croupes callipyges, j’aurai bu des whiskies devant
des planteurs de cacao abasourdis. J’enlèverai mon casque, je saluerai à la
ronde parlant des bars de Macao, des diamants du Matto Grosso, du dernier
match du Standard. Elles se mettront nues. Je m’appellerai Henri. J’aurai tout perdu au poker, je demanderai un subside parce que
connaissant le monde et mère Thérésa je pourrai les aider à mieux vivre,
là-bas, entre Nairobi et Kingston. Et ici, ben oui, quoi, comme tout le monde alors ... J’achèterai un bloc note, pour faire plaisir. Je n’hésiterai pas à y raconter que ce Kaa n’est pas celui qu’on
croit, comme le disait Baloo. Parole de scout, ouverture du bloc en août ! Un blog, disent-ils ! Des blogs. Moi je dis Bloc, je les
vois tous assis derrière leur fenêtre, en bloc, dans le bloc, la cité. Il m’a écrit plusieurs fois gentiment pour que je loue ailleurs
... Xian, qui que tu sois, sache que j'aime vraiment beaucoup ton
style que je préfère largement au mien, même si d'un autre coté la réalité de
mes jours me laisse moins de libertés que tes délire géniaux... Mais ouvre un
putain de blog ! J'en serai lecteur assidu ! Tu as un vrai talent. Qui aurait résisté ? D’ailleurs pourquoi ?
Vous avez déjà lu l’aventure des blogs, alors prenez
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